Stéphane Briot

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Auteur et blogueur, mentor et entrepreneur, je vous souhaite de passer un excellement moment en ma compagnie sur WhyIsLife.

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Théma : Changer de vie

Les Humains

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Comment changer, la méthode en 4 étapes simples

Table des matières

Vaincre la peur du changement

Le monde a besoin d’optimisme ! Alors, sur LinkedIn, nos coachs 2.0 en Ikigaï nous livrent leur vision rose bonbon (ou rose bobo) du monde. Pour réussir, il suffit de se connecter à soi, à lister ses compétences, et de vouloir agir pour le monde, même toute petite échelle. Prêts à changer de vie ? Alors, en route !

Changer en 4 étapes simples et faciles

Je viens donc de lire une incantation divinatoire du grand livre d’or Yaka Fokon.

Voici comment vaincre la peur de sauter le pas

Visiblement, vous pouvez appliquer cette technique à tous les changements dont vous pourriez avoir besoin. Cependant, notre coach experte ikigaï nous la présente dans le cadre de la reconversion professionnelle.

  1. Se reconnecter à soi (ce que j’aime),
  2. Lister ses compétences (ce que je sais faire),
  3. Ce qui est important de mon point de vue (pour la société aujourd’hui, ce dont le monde a besoin),
  4. Ce pour quoi le marché du travail me reconnaîtra ….

Et… 995 likes sur une telle purge. On est loin du compte. Très loin. Ah les membres de LinkedIn peuvent venir critiquer Facebook. Pourtant, un tel topic est digne d’une publication d’un groupe de dev perso sur Facebook. Pas plus.

Comprendre la mécanique du changement

La peur du changement est bien plus profonde à résoudre que ce que notre experte en expertise veut bien dire.

D’un point de vue de psychologique, puisque c’est de cela dont il est question, changer n’est pas le problème, bien au contraire ! Non, le truc est bien de détecter ce que nous abandonnons et qui nous donne satisfaction. Car le nœud du problème est bien là. Et pas ailleurs.

Seulement, tous ces petits mécanismes sont inconscients. C’est le triptyque « Déclencheur, action récompense » de l’habitude qui est en jeu. Et cette mécanique est tellement ancrée en nous qu’il nous est difficile de l’identifier.

Avant de vouloir changer, il est donc bon de connaitre ce qui nous pousse à rester en cet état qui est le nôtre actuellement. En résumé, quels sont nos bénéfices cachés dans la situation qui est la nôtre.

Car oui, dans toutes les situations, même les plus délicates, notre cerveau trouve des « bénéfices ». Par exemple, se faire plaindre par ses proches est un bénéfice, c’est une façon d’attirer l’attention sur soi.

Changer serait prendre le risque de perdre cette attention si particulière, d’avoir cette sensation de ne plus être important pour les autres qui volent à notre secours.

Nous nous identifions beaucoup à ce que nous croyons être nous, à ce que les autres pensent et croient que nous sommes. Nous portons nos expériences passées comme des fardeaux, nous pensons que ces mêmes expériences définissent tout ce que nous sommes.

De fait, dans un cas pareil, arriver à se définir soi, je veux bien, toutefois, le jeu risque d’être délicat. Simplement parce que le rapport émotionnel à soi, au passé, est largement biaisé. Et il n’est pas donné à tout le monde d’avoir la distance et le recul utile à un tel exercice.

Reprenons la piste proposée par notre experte Ikigaï 2.0.

Se connecter à soi pour mieux changer

Se connecter à ce que j’aime

C’est bien. Seulement, notre chère coach oublie une chose. La grande majorité des gens ne sait pas ce qu’elle aime. Elle sait dire ce qu’elle n’aime pas. Peut-être peut-elle expliciter pourquoi elle n’aime pas.

En revanche, poser des mots sur ce qu’elle aime ? Voilà un travail bien difficile pour la nature humaine. Rappelons que sur les cinq émotions primaires, une seule est vraiment teintée d’une couleur positive : la joie.

La surprise peut être bonne ou mauvaise, quant à la peur, le dégout et la colère, nous sommes du côté sombre. Et savoir dire ce que nous voudrions en lieu et place de ce que nous ne voulons pas, c’est un exercice qui demande quelques mois d’introspection, et une vision que va au-delà de « j’aime pas ».

Aussi, poser des mots sur des émotions profondes, expliciter ce que l’on aime avec certitude, voilà bien un long chemin. Ce n’est pas impossible, clairement pas. Mais ce n’est pas aussi rapide que le laisse supposer notre coach ikigaï 2.0.

Liste ses compétences

Là encore, le faire seul est une gageure. La plupart des gens qui sont dans la difficulté ont une tendance naturelle à sous-estimer leurs compétences réelles.

Je vais prendre mon propre exemple. Lorsque j’étais un « simple blogueur », je me sentais assez peu fier de moi. En effet, en France, la réputation qui précède un blogueur n’est pas flatteuse. Et je dois bien admettre que j’en souffrais.

C’est en commençant à liste les compétences requises pour créer, faire vivre et rentabiliser un blog dans l’otique de créer une formation, que j’ai pris conscience de la somme inouïe de compétences requises. Ma carte mentale ne prenait pas moins quatre feuilles au format A3.

Depuis ce jour, quand une personne me parle avec condescendance des blogueurs, je prends un malin plaisir à lui faire une liste détaillée des savoirs utiles. Et la réponse reste là même « ah bon, je ne savais ». Tu ne savais pas, mais cela ne t’empêchait d’être sarcastique. Passons.

Comment changer le monde

Ce qui est important de mon point de vue (pour la société, le monde …)

Une personne en difficulté a déjà du mal à savoir ce qui est important pour elle, alors, la société, le monde.

De plus, beaucoup de gens voient la société comme un palliatif à l’absence des parents. La société doit prendre soin d’eux en toute circonstance, et si elle ne le fait pas, de leur point de vue, la réaction est épidermique.

Et cette réaction est uniquement fondée sur les besoins de la personne, pas sur ceux de la communauté. Ecoutez donc les gens parler : « je », « j’ai besoin », « je veux », « je pense que ».

Je crois qu’avant de savoir de quoi le monde a besoin, il est important qu’une personne sache déjà prendre soin d’elle.

Ce qui implique d’être responsable de ses choix, de ses actes, de ses mots. Encore une fois, tout le monde n’a pas intégré cette dimension.

Coach ikigaï

Le vide des coachs 2.0

Le développement personnel façon réseaux sociaux est une purge sans nom, car il passe son temps à omettre la responsabilité individuelle.

Pourtant, une personne libre est avant tout une personne responsable, elle assume ses choix, car c’est bien elle qui les fait. Et personne d’autre. Nous pourrions longtemps débattre du contexte, il n’en demeure pas moins que chacun est libre de ses choix. Et choisir entre le pire ou le pire, cela reste choix.

Beaucoup de coachs, pour ne pas perdre de prospects, vont dans la voie de la déresponsabilisation de leur auditoire. Il faut plaire autant que possible, c’est bon pour l’ego et le tiroir caisse.

Et puis, le marketing dit bien à qui veut l’entendre qu’il faut répondre au besoin du public. Et le public, en grande partie, ne veut pas être responsable. C’est un fait.  

Heureusement que les grands inventeurs n‘ont pas écouté cela, sinon, nous serions encore en calèche et aux télégrammes.

Alors, effectivement expliquer aux individus qu’ils doivent être responsables, ce n’est pas ce qu’ils veulent. Bien au contraire. Beaucoup veulent trouver des coupables en dehors d’eux-mêmes, eux ne sont que les victimes.

Nous connaissons les bourreaux : les parents, le système, les entreprises, la famille, les amis, bref, tout le monde, sauf soi.

Pourtant, pour en être passé par là, le chemin vers une vraie et entière liberté passe par deux axes : la responsabilité et l’interdépendance. Le reste n’est que bullshit.

Et l’interdépendance, pour finir cet article, c’est accepter que nous aurons toujours besoin des autres à un moment ou un autre de notre existence, et que sans les autres, nous ne sommes que bien peu de choses.

Alors, les 4 étapes de notre coach ikigaï, je veux bien, c’est mignon tout plein, ça donne une peu d’espoir, et malheureusement, ça ne tiens pas la route.

Si vous me lisez, vous savez que j’aime la puissance de la simplicité, son élégance, sa subtilité. En outre, il existe une différence entre ce qui est simple et ce qui simpliste.

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Je suis inscrite à une formation en marketing digital et Stephane y intervient en tant qu'expert. J'ai eu la chance de suivre un atelier qu'il animait sur le cocon sémantique SEO et ça a été un régal ! De manière pédagogique, en utilisant un langage simple (pas de jargon), il rend concret et attractif un univers que j'imaginais ne jamais pouvoir pénétrer, réservé à des techniciens du référencement. Avec sa façon très pragmatique et méthodique d'aborder le référencement, le champ sémantique des mots, on n'a qu'une envie : produire du contenu de qualité ! Merci Stephane

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Julie

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