Ne plus avoir peur du changement

Le changement, se retrouver en maque de repères, faire face à l’inconnu, voilà qui fait peur ! Alors, le changement, bon ou mauvais ? Comment le gérer ? Récit autobiographique.

Le mail que te secoue la pulpe
Ce n'est pas le cul vissé dans un fauteuil, la tête dans les nuages et les pieds dans tes chaussons que tu vas trouver le chemin du succès.
Voici comment le trouver.

Dans ce billet

Pourquoi changer ça fait peur ?

Ah le changement. Combien de changements vivons-nous dans une vie ? Si on les comptait, je pense que l’on deviendrait dingo.

Changement de classe, changement de copains, changements de petite amie (ou de petit ami), changement de boulot, changement de ville, de région, de vêtements, d’état d’esprit, sans parler du corps qui change en permanence.

Quand on sait à quel point l’être humain a besoin de sa routine pour se sentir pleinement en confiance et donner sa pleine mesure, ça laisse songeur.

Le changement c’est tout le temps

Dans la vie donc, ça change souvent. D’ailleurs, les bouddhistes disent que la seule chose qui ne change pas, c’est que tout change tout le temps. Ils nomment ce phénomène l’impermanence.

Donc, autour et en nous, tout bouge tout le temps. Une fois que l’on a intégré cet état de fait, c’est plus facile de faire face au changement.

Mais pourquoi le changement nous fait-il si peur ?

Je vais me prendre pour exemple. Nous sommes le 5 aout 2022 au moment où je rédige ce billet.

Voici bientôt un mois complet que j’ai emménagé dans le nord de la France avec ma femme et ma fille, dans une vieille et jolie maison après 18 années sur Marseille.

C’est un changement désiré, voulu, réfléchi. Seulement, bah tout n’est pas si rose que cela. D’abord, le cadre de vie. Une nouvelle région, un nouveau climat.

Depuis des années, nous avions pris l’habitude de souffrir de juin à septembre, en enchainant les canicules, les nuits chaudes, les journées brulantes. Et là, d’un coup, pouf !

Alors, c’est agréable, mais le cerveau, lui, il est un peu paumé. Et il lui faut du temps pour assimiler. La mise à jour d’un smartphone, c’est quelques minutes.

Celle d’un cerveau, c’est bien plus long. Et pendant qu’il assimile, on se sent un peu paumé. On se sent fragile, faible, démuni, parfois même impuissant. Et ce sont des sensations pénibles.

Puis, il y a la maison en elle-même. Presque trois fois plus grande que notre appartement à Marseille. Plus d’espace, plus de pièces, un jardin. Ma femme et moi avons enfin notre propre espace de travail, puisque nous bossons tous les deux depuis chez nous. Et ce changement-là aussi, le cerveau, il lui faut du temps pour l’assimiler.

L’environnement désormais. À Marseille, nous étions baignés dans le bruit en permanence. Et l’été, c’était pire que tout. Rien de dramatique, la vie d’une grande ville et d’une cité balnéaire.

Mais quand il est deux heures du matin, qu’il fait 28 degrés dehors, que vous n’arrivez pas à dormir et qu’en plus, vous entendez la musique qui vient d’un festival sur les plages, à la longue, ça rend fou.

Dans le Nord, rien de tout cela. Pas un bruit, si ce n’est le vent dand les feuilles des arbres. Un calme tout à la fois apaisant et déroutant. Et puis, parfois, pour les gens ayant un passé lourd, le silence est quelque chose qui peut effrayer (on en reparlera dans un billet dédié).

Il y a aussi de nouvelles rues, des comportements différents (les gens sont ici bien plus souriants, détendus, respectueux, calmes), des odeurs nouvelles, un rythme différent, et j’en passe.

Et toutes ces nouveautés, même si nous les souhaitions, il faut les digérer, il faut s’adapter, prendre ses repères, ses marques, se trouver soi dans ce nouvel espace de vie. Et c’est tout, sauf une partie de plaisir. C’est même fatigant, c’est beaucoup d’émotions et de peur aussi parfois.

Et pourtant, une fois que l’on commence à prendre ses marques, hé bien, quel pied ! En tout cas, pour ce changement-là, que nous voulions, c’est le pied.

J’ai connu l’inverse. Partir d’un lieu agréable pour arriver dans un appartement aux limites de l’insalubrité quand j’étais enfant. J’avais quoi ? Neuf ou dix ans. Je me suis retrouvé dans un petit appartement, avec mes parents en galère d’oseille, et tout est parti en vrille. Plus de 20 ans d’enfer. J’ai vécu sans faire de projet, jour après jour. En espérant trouver une porte de sortie.

Autant vous dire que lorsqu’il fut question de déménager, j’étais pas franchement à l’aise à l’aise. Sacrée épreuve psychologique. Mais voilà ! Si je suis en train de rédiger ce billet, c’est que les choses avancent dans le bon sens.

Quand tout est si différent

Alors, donc, le changement, comme je vous le disais, c’est une perte de repères, parfois, ce sont tous vos repères qui s’envolent. Ma femme m’a raconté ce qu’elle a vécu quand elle est arrivée au Vietnam il y a 20 ans, pour le boulot.

Une claque. La langue, la culture, la bouffe, les gens, tout est différent. Tout. Elle a eu un mal de chien à trouver ses marques. Mais finalement, elle est tombée amoureuse de ce pays.

Les facultés du cerveau

Un smartphone se met à jour en quelques minutes. Cela ne veut pas dire qu’il est mieux que le cerveau. Ce dernier possède ce que l’on nomme « la plasticité ». C’est cette capacité à se remodeler, à apprendre, comprendre, et intégrer les changements qui se présente à lui.

S’il met du temps, c’est qu’il a besoin de se sentir en sécurité, parce que son rôle, c’est de nous protéger. Donc, durant un temps, il est en mode « vigilance », surveillant tout, observant tout, ressentant tout.

Il fait cela pour évaluer son nouvel environnement, pour l’intégrer et s’y intégrer. C’est quelque chose qui se fait sans même que la grande majorité des individus en soient conscients.

Lorsque l’on est conscient de cela, on peut se parler à soi, s’aider à mieux digérer le changement, on peut l’accélérer un peu, mais le cerveau a besoin d’un certain temps.

Les autres changements

Alors, je vous ai parlé ici d’un changement de ville, de vie. Et ce que nous vivons dans de tels moments, nous le vivons aussi dans les autres changements.

Peu importe ce qui change en nous ou autour de nous, le cerveau a besoin de temps pour assimiler. Alors, si en plus vous vivez avec un déficit de confiance, cela peut ralentir le processus, voire même l’entraver et le rendre plus compliqué.

Pourquoi ? Parce que le manque de confiance va vous faire douter de votre capacité à vous adapter à ce qui se passe soit autour de vous, soit en vous (ce qui rend parfois les parcours thérapeutiques délicats).

Une perte de repère, pour l’esprit, c’est une perte de sécurité, et de nouveaux repères sécurisants à trouver, à construire. Et ce qui est nouveau, pour le cerveau, c’est « vide », c’est inconnu, c’est un espace à investir.

Voilà, c’est pour toutes ces raisons que le changement, même quand nous le souhaitons, n’est pas une chose simple à appréhender.

C’est quelque chose qui nous demande du temps, quelques efforts, un peu de courage et de volonté pour faire face à cette forme d’inconnu et de vide pour prendre notre place.

Une petite astuce : ne pas s’énerver si cela prend du temps, ne pas paniquer, accepter que parfois l’anxiété va venir vous chatouiller, et puis, chaque petite chose que vous venez d’assimiler, s’en féliciter, ça aide. Vraiment.

J’espère que vous êtes désormais mieux informés et que vous saurez mieux faire face aux prochains changements qui ne manqueront pas de survenir dans votre vie.

Thomas Cubel Avatar

Profondément humain et à l'écoute, Stéphane ne m'a jamais fait face et s'est toujours mis à côté de moi pour avancer sur mes problématiques d'entrepreneur. Si vous voulez avancer dans votre projet, foncez !

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