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La pensée positive ou la psychologie positive ?

La pensée positive ou la psychologie positive ? Mais quel est la différence allez-vous me dire ? C’est la même chose, cela revient au même. Croyez-vous vraiment ?

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Il faut être positif

Il y a plusieurs façons de regarder ce qui nous arrive. Malheureusement pour nous, français, nous avons toujours tendance à voir le verre à moitié vide, à voir la contradiction comme une mauvaise chose, les gens qui ne pensent pas comme nous tels des idiots, et ainsi de suite.

D’une manière générale, nous sommes dans un état d’esprit plutôt négatif. Celles et ceux prônant une approche plus heureuse sont souvent taxés de bisounours. Forcément, il faut rester cohérent et annihiler tout espoir de gaité.

Le bonheur, c’est d’être heureux

Depuis l’avènement des réseaux sociaux, nous avons vu arriver une vague de bonheur sur nos écrans. Il faut être HEU-REUX, quoi qu’il en soit, quoi qu’il en coûte, il faut sourire à la vie, aux autres et se montrer bienveillant, rejoindre des groupes de bienheureux et faire rayonner la joie et le bonheur.

Si vous n’êtes pas heureux, alors vous êtes toxique. Ainsi en ont décidé ces braves gens. Ceux-là mêmes qui vous exhortent à vous montrer bienveillant.

Bienvenue dans l’univers de la pensée positive qui fait plus de dégâts qu’elle ne résout de problèmes. La critique est interdite, sous quelques formes que ce soit, toute contrariété est éludée, masquée, enfouie, rejetée, chaque avis se doit d’être positif. La difficulté n’existe pas.

L’ouverture (aux gens qui pensent comme toi, pas aux autres)

Ce courant de pensée prône également l’ouverture d’esprit, l’ouverture vers l’autre. C’est une jolie idée, moi qui défends cela depuis de longues années. Mais quel autre au fait ? Tous les autres, ou seulement les autres qui pensent comme moi ? Dans mon cas, tous les autres. Je crois toujours que ce sont de nos contraires, de nos différences que nous apprenons le plus à notre propre sujet.

Il ne faut donc pas avoir peur d’écouter ce que ces autres ont à dire sur nous, nos façons d’être, de communiquer. C’est un excellent moyen de devenir meilleur, en toute humilité.

Cependant, en pensant ainsi, je ne suis plus dans la « pensée positive », mais bien dans une psychologie positive. Je n’essaie pas de me persuader que le monde est beau, je ne veux pas fuir les gens qui ne pensent pas comme moi. Je ne nie pas les difficultés.

Voir le monde dans notre réalité

Nier la difficulté ne fait que l’accroitre. Je l’ignore et ne saurais donc la surmonter quand elle se présentera à moi. Elle est là, elle existe, je me dois de l’intégrer. Pour autant, je ne veux pas focaliser toute mon énergie dessus. La difficulté est une étape sur mon chemin.

Ce chemin, j’ai choisi de l’emprunter. Je vais d’un point A au point B. Je dois parcourir certaines étapes. Très bien. Mon voyage se résume-t-il tout entier à cette difficulté ? Bien entendu, non. Alors pourquoi serais-je entièrement focalisé dessus ?

Pour te planter, il suffit de nier

En niant la difficulté, à l’instant où elle se présente à moi, je n’ai qu’une seule solution : la refouler, la rejeter, être colère. Je ne suis absolument pas prêt à cette confrontation. Il est fort à parier que je vais ou reculer pour tenter de contourner l’obstacle, ou bien, tout simplement échouer.

La pensée positive est d’une rare toxicité pour l’être humain. Elle l’enferme dans un mode de pensée unique, rejetant tout autre courant, toute forme de critique, d’avis contraire, elle fait l’apologie de la négation.

Prenons un exemple concret dédié à l’entrepreneur, quelque chose qui vous parlera sans doute plus. Il y a peu, aux membres d’un groupe, je posais la question suivante « comment gérez-vous votre projet au quotidien ».

Le quotidien, c’est chiant, mais pas que

Sur la dizaine de réponses, aucune ne transpirait la joie de vivre. Tout était pénible, compliqué, difficile, peu entrainant. Édifiant. Nous avons là des personnes ayant fait un choix de vie, ayant pris le parti de la liberté, et sans même s’en rendre compte, tous s’enferrent dans une logique négative.

Je vous propose une autre lecture du quotidien de l’entrepreneur. Effectivement, nous avons des tâches rébarbatives à réaliser. Effectivement, la gestion quotidienne d’une activité avec la publication de contenus, la recherche de client, parfois aussi la relation client en elle-même, toutes ces activités sont parfois pénibles.

Ne pas oublier

À quoi nous donnent-elles le droit cependant ? À être ce que nous avons décidé d’être. Des entrepreneurs. Nous oublions qu’il existe des milliers de gens qui nous envient, qui aimeraient être là, à notre place.

Bien sûr, les charges sociales, bien sûr les impayés, bien sûr toutes ces contrariétés font que… est-ce une raison pour oublier et bouder notre plaisir ? Est-ce une raison pour se plaindre indéfiniment ? Se souvenir de ce qui nous a poussés à être là, ce qui nous pousse à nous lever le matin, à continuer sur cette voie est bien plus porteur que de « valoriser » les vents contraires.

Il n’est nullement question, une fois encore, de renier, nier, oublier, ou encore ignorer toutes les difficultés que nous avons rencontrées, toutes celles qui nous attendent encore.

Il est un juste milieu entre le voir le verre tout le temps vide, ou franchement plein. Ledit verre est là, rempli à moitié. Point.

Vous avez choisi d’entreprendre pour des raisons qui vous sont propres, que vous avez jugées comme étant bonnes. Voilà. Ne les oubliez pas. Oui, entreprendre est compliqué, c’est un choix que vous avez fait, en toute connaissance de cause (qui plus en France ou même votre meilleur ami aura tout fait pour vous persuader de ne pas y aller !).

Ce n’est ni tout rose, ni tout noir. À vous de trouver, dans ce que vous faites, des motifs de satisfactions. Cela demande de savoir regarder au-delà de la simple difficulté. Demandez-vous ce que chaque étape franchie va vous apporter dans votre vie d’entrepreneur. Vous devriez vite vous rendre compte que les « choses » seront plus légères qu’elles n’y paraissent.

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