Trois clés pour apaiser tes fantômes intérieurs

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Comment apprivoiser tes souvenirs douloureux sans les ressasser

Le piège du ressassement

Tu connais ce disque rayé ? Ce souvenir qui revient sans prévenir. La scène rejouée mille fois dans ta tête. Comme si la répétition allait finir par donner un sens. Mais non. Elle ne fait que rouvrir la plaie.

La vérité, c’est que ressasser n’apaise pas. Ça abîme. Tu veux comprendre, tu veux analyser, mais au lieu d’apprivoiser le souvenir, tu le transformes en geôlier. Tu tournes en rond dans sa cage.

Les neurosciences le confirment : chaque fois que tu rappelles un souvenir, tu le modifies. Tu le charges d’émotions présentes, tu l’altères, tu l’alourdis. Plus tu le ressasses, plus il s’éloigne de ce qu’il a été… et plus il t’écrase.

Apprivoiser n’est pas effacer 🧠

Apprivoiser, ça veut dire reconnaître. Donner une place. Pas pour idolâtrer. Pas pour oublier. Pour transformer.

Bergson l’avait déjà vu : il n’existe pas de perception sans mémoire. Ce que tu vis aujourd’hui est imprégné de ce que tu as vécu hier. Alors, non, tu ne pourras jamais effacer. Mais tu peux choisir le sens que tu donnes.

Spinoza ajoutait : “Rien n’est bon ou mauvais en soi. C’est l’esprit qui rend les choses ainsi.”
Ton souvenir, ce n’est pas le problème. Le problème, c’est l’interprétation que tu continues de lui coller. Apprivoiser, c’est décoller cette étiquette pour en poser une autre.

S. : la peur en héritage

Séverine a grandi dans la peur. Une mère dure, instable, des deuils, la violence des angoisses matinales. Elle voulait juste que ça s’arrête. Mais la peur, plus elle essayait de la chasser, plus elle revenait.

Ce qu’elle a appris, c’est à lui donner une place. Pas à lui céder, pas à la nier. À dire : “Tu es là, je te vois, mais tu ne commandes plus.” Aujourd’hui, la boule au ventre existe encore. Mais elle ne dicte plus ses journées.

Apprivoiser, c’est ça : arrêter de vouloir “guérir” à tout prix. C’est choisir de marcher avec ses cicatrices au lieu d’espérer une peau neuve.

C. : écrire pour déposer

Charlène, elle, vivait encore sous l’ombre d’une mère cassante. Elle se taisait, par loyauté, par peur. Jusqu’au jour où elle a écrit une lettre. Pas pour l’envoyer. Pas pour régler. Juste pour poser.

Écrire a déplacé le souvenir de l’ombre au papier. Ça n’a pas effacé la douleur, mais ça l’a rendue partageable. Visible. Moins étouffante. Parce qu’un souvenir enfermé grandit. Un souvenir exprimé s’apaise.

Le stoïcisme : regarder en face 🌌

Les stoïciens avaient une méthode radicale : se confronter volontairement à ce qui fait peur. Méditer sur la mort, sur l’échec, sur la douleur. Non pas pour s’y complaire, mais pour apprivoiser. Pour que le choc perde de sa puissance.

Méditer régulièrement sur tes souvenirs les plus lourds, c’est comme un entraînement. Comme un vaccin. Plus tu les regardes, moins ils te terrassent. Ils cessent d’être des monstres. Ils redeviennent des morceaux de vie.

Trois pistes concrètes pour apprivoiser sans ressasser 🛠️

  1. Externaliser : écris, dessine, parle. Mets ton souvenir hors de toi pour ne plus le porter seul.
  2. Changer le cadre : revisite la scène en ajoutant une émotion différente. Tu n’étais pas seulement victime. Tu étais aussi résilient. Vivant.
  3. Ritualiser : crée un espace précis pour y penser (ex. 15 minutes d’écriture par semaine). En limitant le temps, tu empêches le souvenir de coloniser toute ta vie.

Le vrai mouvement : vivre avec, pas contre

Apprivoiser un souvenir douloureux, ce n’est pas le supprimer. Ce n’est pas non plus s’y noyer. C’est lui donner sa juste place.

Nietzsche écrivait : “Deviens qui tu es.”
Tu ne deviens pas toi malgré tes souvenirs, mais grâce à eux. Kierkegaard ajoutait : “La vie n’est pas un problème à résoudre mais une réalité à expérimenter.”

Alors arrête de tourner en boucle. Ose regarder. Ose transformer. Et surtout, ose avancer.

Les informations publiées sur WhyIsLife.fr ne se substituent en aucun cas à la relation entre le patient et son psychologue ou tout autre professionnel de la santé mentale. WhyisLife.fr ne fait l’apologie d’aucun traitement spécifique, produit commercial ou service. Cet article ne remplace en aucun cas un avis professionnel.

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A propos de l’auteur

Je suis Stéphane Briot, auteur de cet article, coach depuis 2018, fondateur du WhyIsLife.

Et mon vrai terrain de formation, c’est pas une école, c’est la vie. Mon cadre de référence n’est pas académique, il est existentiel.

J’ai traversé 30 ans de chaos, de remises en question, d’obsession pour ce qui fait tenir un être humain debout quand tout s’effondre.
Mon vécu est ma matière première. Jung, Adler, Sinek : ce sont les outils qui m’ont permis de mettre des mots sur le feu intérieur.

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Mon rôle ? T’accompagner dans ta démarche, sur ton chemin, et t’aider à faire émerger les réponses qui sont en toi.

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