Stephane briot

Raconter sa vie (autrement)

Raconter sa vie (autrement)

« La confiance en soi est le premier secret du succès. » Ralph Waldo Emerson

Raconter sa vie (autrement)

S'il existe des Histoires que l'on aime raconter et se raconter, il arrive souvent que l'Histoire de sa propre vie ne donne pas envie, ni d'être vécue, ni d'être racontée. Et pourtant, tout peut encore changer. Et si votre Histoire était plus belle que vous ne pourriez le croire ?

Le mail que te secoue la pulpe
Ce n'est pas le cul vissé dans un fauteuil, la tête dans les nuages et les pieds dans tes chaussons que tu vas trouver le chemin du succès.
Voici comment le trouver.

Table des matières

Ils sont nombreux les individus à souffrir d’une Histoire de vie qui soit pesante, déroutante, éreintante, à se demander qui ils sont. C’est une histoire qui n’en finit plus, un récit qu’ils se racontent encore, et encore et encore. Un feuilleton sans fin dont ils croient déjà connaître la fin. Et si l’on changeait cela ? Et si chacun pouvait écrire une autre Histoire ?

Avant de commencer, je tiens à écrire ceci : Ce que chacun a vécu ne peut être remis en question. Ce que chacun a ressenti suite à ce vécu ne peut être remis en question. Cela a bien existé. C’est une vérité. Nous allons nous poser une question : cette vérité de l’évènement est-elle la réalité de l’identité de l’individu ?

L’histoire, l’individu et le problème

Vaste sujet n’est-ce pas ! Nous pouvons le ramener à quelque chose de plus intelligible : est-ce que je suis le problème ? Ai-je vraiment raté ma vie à ce point ? Nous allons voir que non.

Nous entendons souvent des individus s’exprimer ainsi : « Je suis malade », « je suis dépressif », et ainsi de suite.

Ce qui doit ici nous interpeller ? « Je suis ». Je suis dépressif émet l’idée, le principe, que l’identité de la personne est donc un état dépressif. Quid du contexte ? Aucun. En exprimant « je suis dépressif », l’individu généralise et omet les faits, le contexte. Il devient le problème (l’omission et la généralisation font partie des choses que l’on apprend à corriger avec la PNL, entre autres)

Et c’est bien ce qui arrive à nombre de personnes qui se sentent mal dans leur vie. Ils sont devenus le problème. Et régler un tel problème, voilà qui est bien compliqué. Difficile ainsi de s’aimer, ou d’avoir confiance en soi.

La narration que la personne fait de son existence semble bien dérisoire au regard de ce qu’elle a peut vivre. Et pourtant, cette narration est des plus importante, à telle point que c’est devenue une méthodologie connut sous le nom de « Pratiques narratives ».

Savoir mieux raconter son histoire

La façon dont je me suis raconté ma propre Histoire durant des années ne m’a pas vraiment aidé. Un film noir, de la détresse, de la solitude, de l’abandon, de la violence. Pas de quoi faire sourire.

Je connaissais chaque mot, chaque détail, chaque ressenti, avec la précision d’une horloge suisse ! Et je vivais dans cette histoire que je subissais, encore et encore, sans voir une porte de sortie.

Et puis, au détour d’une conversation, j’ai compris que dans cette narration de ma propre vie, j’oubliais de façon inconsciente des évènements.

Je ne les incorporais pas à mon récit, car ils ne cadraient pas avec l’intrigue sombre, ils venaient la contredire. Et puis, c’était des évènements isolés dans le temps. Un par ici, un par là. Des évènements sans grande importance.

Hé bien j’ai fait une erreur ! Et une belle. Ces moments de vie que je pensais sans importance pour mon script, ils en ont une. Et pas des moindres.

Déjà, ils ont eux aussi existé, et si je suis capable, même après un petit effort, de me les remémorer, ce n’est pas anodin : ils racontent quelque chose de moi. Et que racontent-ils ? Une autre Histoire de moi.

Ils racontent quelque chose qui va à l’encontre du récit principal, et, pour rester cohérent, de façon inconsciente, ces évènements sont donc passés sous silence. Ils ne peuvent donc ainsi plus perturber la trame de mon récit.

Avec le temps, l’individu se met à « aimer » son histoire, son récit. Cette histoire n’est plus un simple enchainement de faits, ils deviennent constitutifs de l’identité de la personne. En résumé, l’individu n’a plus un problème, il est le problème, et il lui semble impossible de le résoudre, puisqu’il est le problème.

Résoudre un problème lorsque l’est persuadé d’être celui-ci, voilà qui fait peur ! Car faire disparaitre la difficulté, c’est disparaitre soi, et rien n’est plus effrayant.

En outre, avec le temps, l’individu s’habitue à vivre avec son récit narratif, il en connait le moindre recoin, le moindre moment, la moindre réplique, le moindre développement. Il est le récit, il respire le récit, il vibre avec lui et sait comment naviguer pour « vivre avec », même si ce « vivre avec » n’est pas des plus agréable.

Comment ne plus être le problème ?

En externalisant celui-ci ! En reprenant mon papier et mon crayon pour me raconter ma propre Histoire, j’ai essayé de me distancier des faits, et de ne plus être ceux-ci. Croyez-moi ou non, l’effet est saisissant !

En quelques jours, j’ai commencé à récupérer un pouvoir de décision, une capacité de choix que j’avais perdu. Ou, pour être plus honnête, que je m’étais ôté, puisque j’étais le problème. Étant moi-même le souci, je ne pouvais pas me solutionner, m’éliminer.

En prenant de la distance avec « le problème », et en acceptant d’être sous une emprise, je pouvais de nouveau agir.

C’est un fait que d’être sous l’emprise de quelque chose, c’est est un autre que d’être cette chose. Et quand l’individu n’est plus le problème, il peut alors redevenir la solution. C’est aussi simple que cela !

Le pouvoir des histoires

Depuis la nuit temps, les Histoires ont un pouvoir immense sur l’esprit humain. Elles sont partout, tout le temps, sous toutes les formes. Tout est Histoire, de la grande Histoire à la plus petite.

Les récits, les contes, les fables, les cancans font partie de notre existence et nous aident à mieux comprendre le monde qui est le nôtre.

L’Histoire que chacun se raconte de sa propre existence l’aide à lui donner un sens, un but, une raison d’être et de continuer ainsi.

Seulement, toutes les histoires ne sont pas très belles, certaines sont plus difficiles à porter que d’autres, et l’individu peut se retrouver noyé au milieu d’un roman noir alors que ce n’était pas sa volonté.

Accompagner la personne en la questionnant sur son récit, en la poussant à la regarder sous un autre angle, elle peut, doucement, commencer à reprendre le contrôle, à retrouver la capacité de faire de nouveaux choix, et ainsi, reprendre le stylo pour le guider et non plus pour le subir.

J’en avais assez de l’Histoire que je me racontais, assez de me sentir victime et prisonnier d’un passé qui n’existait plus que dans mon esprit, assez de tout ce noir, de ce manque de lumière, de clarté. J’avais envie de l’âcher prise avec cela. De passer à autre chose.

En changeant peu à peu la façon dont je me suis raconté le fil de ma vie, en allant chercher des évènements passés sous silence, j’ai finalement retrouvé le fil de ma vie, de mes envies, de ce que je suis.

Quand le psychologie énonce que l’individu dispose en lui de toutes les ressources pour être ce qu’il désire, elle ne se trompe pas. Il est parfois simplement nécessaire de lui filer un petit coup de pouce et d’être là au besoin.

Lecture recommandée

Gina Taz Avatar

Merci Stéphane pour ton professionnalisme, j’ai beaucoup appris ! Hâte de me mettre au travail !!

Gina T.
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