10 jeux psychologiques

Découvrez le monde caché des jeux psychologiques : comment ils minent vos relations et comment en sortir pour une vie plus authentique



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C’est quoi un jeu psychologique

Les « jeux psychologiques » sont un concept central de l’Analyse transactionnelle d’Eric Berne.

Ce sont des schémas récurrents de comportement souvent dysfonctionnels que les gens adoptent pour obtenir des gains psychologiques, souvent inconscients.

Ces jeux ont souvent des règles implicites, et ils mènent généralement à une situation où tous les participants se sentent insatisfaits, bien que le jeu puisse apporter une sorte de gratification à court

Comment « jouer » à ces jeux

Les jeux psychologiques se jouent souvent inconsciemment et impliquent généralement au moins deux personnes, bien qu’ils puissent aussi se dérouler à l’intérieur d’un individu.

Voici comment ils fonctionnent typiquement :

Étapes des jeux psychologiques

  1. Stimulus ou Accroche : Le jeu commence par un stimulus ou une accroche. Une des personnes (le « Joueur ») pose une question ou fait une déclaration qui invite l’autre personne à participer au jeu.
  2. Réponse ou Engagement : La seconde personne (le « Répondant ») choisit alors de participer en répondant à l’accroche, souvent parce qu’elle y voit une opportunité de gain psychologique, même si ce gain est à court terme ou dysfonctionnel.
  3. Interaction : Les deux personnes entrent dans un échange prévisible, suivant un scénario bien défini où les états du « Moi » de Parent, Adulte, et Enfant jouent des rôles clés. Par exemple, le Joueur peut adopter un rôle de Parent Critique tandis que le Répondant peut assumer le rôle de l’Enfant Adapté.
  4. Payoff ou Récompense Psychologique : Le jeu atteint son point culminant dans le « payoff », où les participants obtiennent un certain type de gain psychologique. Ce gain peut être une confirmation de leurs croyances limitantes, une excuse pour éviter la responsabilité, ou même simplement une forme d’attention.
  5. Sentiment d’Insatisfaction : Généralement, tous les participants finissent par se sentir insatisfaits ou malheureux, car les gains psychologiques sont éphémères et ne résolvent pas les problèmes sous-jacents.

Exemple concret : Le jeu « Oui, mais… »

  1. Stimulus : Le Joueur exprime un problème qu’il souhaite résoudre.
  2. Réponse : Le Répondant propose une solution au problème.
  3. Interaction : Le Joueur répond à chaque solution avec « Oui, mais… » et donne une raison pour laquelle la solution ne fonctionnera pas.
  4. Payoff : Le Joueur se sent justifié dans sa croyance que son problème est insoluble. Le Répondant peut se sentir frustré ou inutile.
  5. Insatisfaction : Aucun des participants n’est réellement satisfait, car le problème initial demeure non résolu.
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Le rôle du Triangle Dramatique de Karpman

Le « Triangle dramatique » est un concept proposé par Stephen Karpman, un élève d’Eric Berne.

Le Triangle dramatique identifie trois rôles principaux que les gens peuvent adopter dans les jeux psychologiques :

  • Le Sauveur,
  • la Victime,
  • le Persécuteur.

Ces rôles ne sont pas fixes et une même personne peut passer d’un rôle à un autre au cours d’une seule interaction.

Les Rôles dans le Triangle Dramatique

  1. Le Sauveur: Ce rôle implique de vouloir aider ou résoudre les problèmes des autres, souvent sans avoir été sollicité. Le Sauveur peut se sentir supérieur et indispensable mais finit souvent frustré lorsque ses efforts ne sont pas reconnus ou s’avèrent infructueux.
  2. La Victime: La personne qui adopte ce rôle se sent impuissante et croit qu’elle ne peut pas résoudre ses problèmes par elle-même. Elle cherche souvent un Sauveur pour l’aider et peut devenir dépendante de ce dernier.
  3. Le Persécuteur: Cette personne utilise le blâme, la critique ou la coercition pour obtenir ce qu’elle veut. Bien que le Persécuteur puisse se sentir puissant à court terme, ce rôle ne permet généralement pas des relations saines et satisfaisantes.

Comment ces rôles s’insèrent dans les jeux psychologiques

  • Initiation du Jeu: Un jeu commence souvent quand une personne entre dans l’un de ces rôles. Par exemple, une Victime peut rechercher un Sauveur.
  • Changement de Rôles: Au fur et à mesure que le jeu se déroule, les participants peuvent changer de rôles. Par exemple, un Sauveur frustré peut devenir un Persécuteur (« Tu ne suis jamais mes conseils ! »), et une Victime peut devenir un Sauveur (« Laisse-moi t’aider à m’aider »).
  • Récompense Psychologique (Payoff): Chaque rôle offre un certain type de gain psychologique, souvent à court terme et dysfonctionnel, comme un sentiment de supériorité pour le Sauveur, ou un sentiment de validation pour la Victime.
  • Insatisfaction: Tout comme dans les jeux psychologiques en général, le Triangle dramatique conduit généralement à une insatisfaction pour tous les participants, car les problèmes sous-jacents ne sont pas résolus.
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Exemples de 10 Jeux Psychologiques

Jeu 1 : « Pauvre de moi ! »

  • Position initiale : Victime
  • Description : La personne qui lance le jeu se plaint constamment de ses malheurs et de la façon dont le monde est injuste envers elle.
  • Bénéfice du jeu : Attirer l’attention et la sympathie, et ainsi obtenir une validation externe sans avoir à prendre des mesures concrètes pour améliorer sa situation.

Jeu 2 : « Fais-moi plaisir »

  • Position initiale : Sauveur
  • Description : La personne prend en charge les problèmes ou les responsabilités des autres, même lorsque cela n’est pas demandé ou nécessaire.
  • Bénéfice du jeu : Se sentir nécessaire et valorisé, mais aussi éviter de se confronter à ses propres problèmes et responsabilités.

Jeu 3 : « Rabaisse-toi »

  • Position initiale : Persécuteur
  • Description : La personne critique ou dénigre les autres pour se sentir supérieure.
  • Bénéfice du jeu : Renforcer un sentiment de supériorité et de contrôle, souvent pour compenser un sentiment sous-jacent d’insécurité ou d’infériorité.

Jeu 4 : « C’est ta faute ! »

  • Position initiale : Victime/Persécuteur
  • Description : La personne blâme les autres pour ses propres échecs ou problèmes.
  • Bénéfice du jeu : Éviter la responsabilité personnelle et placer la faute sur les autres, ce qui permet de se sentir justifié dans son propre rôle de victime.

Jeu 5 : « Le Sauveur »

  • Position initiale : Sauveur
  • Description : La personne offre de l’aide ou des conseils non sollicités, espérant que l’autre personne sera dépendante de cette aide.
  • Bénéfice du jeu : Se sentir nécessaire et important, tout en évitant peut-être de se concentrer sur ses propres besoins ou problèmes.

Jeu 6 : « Si seulement »

  • Position initiale : Victime
  • Description : La personne parle constamment de ce qui aurait pu être « si seulement » telle ou telle chose s’était passée différemment.
  • Bénéfice du jeu : Éviter de prendre des mesures pour changer le présent en restant attaché à des excuses basées sur le passé.

Jeu 7 : « Tu me dois »

  • Position initiale : Persécuteur
  • Description : La personne fait sentir aux autres qu’ils lui doivent quelque chose, créant une dynamique de dette et d’obligation.
  • Bénéfice du jeu : Maintenir un sentiment de contrôle et de puissance sur les autres.

Jeu 8 : « Devine ce que je pense »

  • Position initiale : Victime
  • Description : La personne attend que les autres devinent ce qu’elle ressent ou veut, sans exprimer clairement ses besoins ou sentiments.
  • Bénéfice du jeu : Si les autres échouent à deviner, elle obtient la justification de se sentir incomprise ou négligée.

Jeu 9 : « Laisse-moi t’aider »

  • Position initiale : Sauveur
  • Description : La personne insiste pour aider les autres de manière excessive, même lorsque son aide n’est pas voulue ou nécessaire.
  • Bénéfice du jeu : Renforcer son propre sentiment de compétence et de bonté, tout en gardant les autres dans une position de dépendance.

Jeu 10 : « Le Juge »

  • Position initiale : Persécuteur
  • Description : La personne adopte une position morale supérieure pour juger et critiquer les actions des autres.
  • Bénéfice du jeu : Se sentir supérieur et éviter de s’examiner soi-même ou de faire face à ses propres imperfections.

Combien existe-t-il de jeux psychologiques ?

Il n’y a pas de nombre fixe de jeux psychologiques, car ils peuvent varier considérablement en fonction des individus, des situations et des cultures.

Eric Berne, le fondateur de l’Analyse Transactionnelle, a initialement identifié plusieurs jeux dans son livre « Des Jeux et des Hommes » (« Games People Play »), mais depuis lors, de nombreux autres jeux ont été identifiés et analysés par des professionnels dans le domaine de la psychologie et de la thérapie.

Les jeux psychologiques sont souvent des variations sur des thèmes similaires, comme le contrôle, la victimisation, la responsabilité, etc.

De plus, de nouvelles formes de jeux continuent à être découvertes et étudiées à mesure que notre compréhension des interactions humaines évolue.

Donc, bien qu’il y ait des jeux psychologiques « classiques » souvent cités en Analyse Transactionnelle, la liste est en réalité fluide et en constante évolution.

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Comment arrêter de jouer ?

Arrêter de jouer à des jeux psychologiques nécessite une prise de conscience et un effort conscient pour changer les schémas de comportement et de pensée.

Voici quelques étapes que vous pouvez suivre :

1. Reconnaissance du Jeu

Le premier pas pour arrêter de jouer est de reconnaître que vous êtes impliqué dans un jeu psychologique. Cela peut être difficile, car ces jeux sont souvent inconscients.

2. Identification des Rôles

Identifiez le rôle que vous jouez dans le Triangle Dramatique (Sauveur, Victime, Persécuteur) et tentez de comprendre pourquoi vous adoptez ce rôle. Quel est le « payoff » psychologique pour vous ?

3. Responsabilisation

Reconnaissez que vous avez la responsabilité de vos propres actions et choix. Vous pouvez choisir de ne pas jouer, même si l’autre personne continue à jouer.

4. Communiquez Ouvertement

Au lieu de suivre les règles implicites du jeu, optez pour une communication ouverte et authentique. Par exemple, au lieu de jouer au jeu « Fais-moi plaisir », exprimez clairement ce que vous voulez ou ressentez.

5. Adoptez la Position d’Adulte

L’Analyse Transactionnelle propose une alternative au Triangle Dramatique : la position de l’Adulte. Dans cette position, vous êtes plus enclin à agir de manière rationnelle et à prendre des décisions basées sur des faits plutôt que sur des émotions.

6. Fixez des Limites

Dans certains cas, la meilleure façon de cesser de jouer est de mettre de la distance entre vous et la personne avec laquelle vous jouez. Cela peut être une distance émotionnelle ou physique.

7. Recherchez un Soutien Externe

Un thérapeute ou un coach peut vous aider à identifier vos schémas de jeux psychologiques et à travailler sur des stratégies pour les arrêter.

8. Pratiquez l’Empathie et l’Écoute Active

Comprendre le point de vue de l’autre personne peut vous aider à sortir du jeu. Cela peut aussi vous aider à comprendre les besoins et les désirs qui alimentent ces jeux.

9. Réflexion et Ajustement

Régulièrement, prenez du recul pour évaluer vos progrès. Avez-vous réussi à éviter les jeux ? Si oui, comment ? Sinon, que pouvez-vous ajuster ?

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Solutions des 10 jeux présentés dans cet article

Voici une solution concrète pour sortir de chacun des dix jeux psychologiques qui sont présentés dans cet article :

Jeu 1 : « Pauvre de moi ! »

  • Solution : Faites un inventaire réaliste de vos ressources et compétences, puis agissez pour résoudre vos problèmes au lieu de chercher de la sympathie.

Jeu 2 : « Fais-moi plaisir »

  • Solution : Apprenez à dire non et à établir des limites saines. Prenez du temps pour vous concentrer sur vos propres besoins et aspirations.

Jeu 3 : « Rabaisse-toi »

  • Solution : Prenez conscience de votre propre valeur sans avoir à vous comparer aux autres. Travaillez sur l’acceptation de soi et le développement de l’empathie.

Jeu 4 : « C’est ta faute ! »

  • Solution : Acceptez la responsabilité de vos actions et travaillez à résoudre les problèmes au lieu de les attribuer à d’autres.

Jeu 5 : « Le Sauveur »

  • Solution : Prenez conscience de votre désir de contrôle et de reconnaissance. Posez-vous la question de savoir si l’autre personne veut vraiment ou a besoin de votre aide.

Jeu 6 : « Si seulement »

  • Solution : Concentrez-vous sur l’instant présent et les actions que vous pouvez entreprendre maintenant, plutôt que de vous perdre dans des « si seulement ».

Jeu 7 : « Tu me dois »

  • Solution : Remettez en question vos attentes envers les autres. Apprenez à donner sans attendre quelque chose en retour pour établir des relations plus équilibrées.

Jeu 8 : « Devine ce que je pense »

  • Solution : Communiquez ouvertement vos besoins et attentes au lieu de supposer que les autres doivent les deviner.

Jeu 9 : « Laisse-moi t’aider »

  • Solution : Évaluez si votre aide est réellement nécessaire ou souhaitée. Apprenez à offrir de l’aide sans insister et à accepter un refus.

Jeu 10 : « Le Juge »

  • Solution : Prenez du recul et examinez vos propres imperfections et erreurs. Remplacez le jugement par la compréhension et l’empathie.

En conclusion

Les jeux psychologiques sont des schémas de comportement inconscients et répétitifs qui créent des dynamiques dysfonctionnelles dans les relations interpersonnelles.

Originellement théorisés par Eric Berne en Analyse Transactionnelle, ces jeux ont divers rôles tels que le Sauveur, la Victime et le Persécuteur, formant ce que l’on appelle le « Triangle Dramatique ».

Les jeux psychologiques offrent souvent des gains psychologiques à court terme, mais ils entraînent des conséquences négatives à long terme, notamment la détérioration des relations et un manque de croissance personnelle.

Pour sortir de ces jeux, il faut une prise de conscience, une acceptation de sa propre responsabilité, et un engagement envers une communication ouverte et authentique.

La reconnaissance du jeu et de son propre rôle est la première étape cruciale pour briser le cycle. En prenant des mesures pour ne plus jouer, on peut aspirer à des relations plus saines et plus épanouissantes, tant dans le monde réel que sur les réseaux sociaux.

Chacun peut apprendre à éviter ces jeux et à établir des relations plus authentiques et enrichissantes en adoptant des comportements plus matures et conscients.

Ce changement peut demander du temps et de l’effort, mais les bénéfices en valent largement la peine.

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