Masculinisme : le retour en force d’une idéologie viriliste

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Le masculinisme explose partout, porté par des figures toxiques et des discours simplistes. Dans cet article coup de poing, on démonte cette idéologie dangereuse et on parle vrai : qu’est-ce qui pousse autant d’hommes à basculer ? Pourquoi ça attire autant ? Et surtout, comment s’en sortir.
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Masculinisme : le poison revient, déguisé en remède

Quand la virilité devient un produit de consommation

Aux États-Unis, des types comme Andrew Tate font un carton. Il vendent une masculinité sauce testostérone, pognon, domination, et mépris des femmes.

En Russie, Poutine se met torse nu à cheval pour jouer les mâles alpha sur fond d’autoritarisme.

Trump, lui, vante les “vrais mecs” face à l’Amérique “faible” des minorités et des femmes.

Et Elon Musk ? Le sauveur mégalo, mi-génie mi-messie, qui flatte les egos perdus en leur promettant un monde où la réussite se mesure à la grosseur de la fusée.

Tout ça, c’est pas anodin.

Sur YouTube, une armée de têtes de nœuds prend le relais. Des influenceurs “red pill“, pseudo coachs en drague ou “défenseurs du masculin sacré“, déguisent leur haine des femmes en “réveil masculin“.

Leur cible ? Des jeunes mecs paumés, cabossés par la vie, qui cherchent un sens, une identité, un truc auquel se raccrocher. Ce qu’ils trouvent, c’est un poison lent : discours victimaire, rejet des femmes, appel à la domination.

Et les dégâts sont là. On parle de mecs qui s’isolent, qui se radicalisent, qui deviennent violents — envers les autres ou envers eux-mêmes. Des mecs qui ne trouvent plus leur place, alors ils s’en inventent une, au forceps. Une place qui écrase au lieu de construire. Qui détruit au lieu de relier.

Ce qu’on va démêler ensemble

Avant de juger ou de condamner, faut comprendre.
C’est quoi le masculinisme aujourd’hui ? Pourquoi ça revient maintenant, et avec autant de force ? Comment des discours extrêmes peuvent paraître rassurants à ceux qui n’ont plus confiance en rien — ni en eux, ni en les autres ?
On va plonger dedans. Ensemble. Et on va décortiquer la machine.

  1. On commence par poser le décor : d’où vient ce foutu masculinisme, et qu’est-ce qu’il charrie aujourd’hui.
  2. Ensuite, on verra pourquoi il revient en force, et pourquoi autant de mecs y tombent.
  3. Et enfin, on parlera de ce que ça devient quand ça tourne au vinaigre : radicalisation, haine, isolement.

Quelques chiffres pour secouer les certitudes

  • Plus de 25 % des jeunes hommes américains disent se sentir “complètement seuls” (Pew Research, 2023).
  • Le mot-clé “redpill” cumule plus de 2 milliards de vues sur TikTok.
  • En France, les discours masculinistes sont en forte hausse sur les réseaux depuis 2020, notamment via des comptes anonymes à fort engagement (source : Observatoire des radicalités numériques).

Parfait, camarade. On y va. Premier round.

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Masculinisme : comprendre d’où vient ce foutoir

Une idéologie vieille comme le monde… remise au goût du jour

À la base, le masculinisme, c’est pas nouveau. C’est une réaction. Un contre-feu. Une révolte contre les avancées féministes, qui, selon certains, auraient “trop” donné aux femmes et “tout” pris aux hommes.

Tu parles d’un raisonnement. Comme si l’égalité était un gâteau qu’on doit couper en parts égales, et pas une foutue question de dignité.

Dans les années 90 déjà, des voix s’élevaient pour dire que les hommes souffraient. Et c’était vrai pour certains. Divorce, perte de repères, isolement… Mais très vite, le message a été récupéré. D’un cri de douleur, on est passé à une plainte constante. D’un besoin de soutien, on est passé à l’accusation. Et là, ça a basculé.

On est entré dans le “c’est la faute des femmes“, “on ne peut plus rien dire“, “on est les vraies victimes“.

Des pères en colère aux guerriers de claviers

Les premiers mouvements masculinistes parlaient de garde d’enfants, de droits parentaux, de justice biaisée. OK, c’était un combat qui méritait qu’on en parle.

Mais aujourd’hui, les têtes d’affiche ont changé.

Ce sont des YouTubers, qui se présentent comme des “sauveurs du masculin” mais qui crachent en boucle les mêmes conneries :

  • Les femmes ne veulent que des mecs riches,
  • Un homme, un vrai, ça domine ou ça disparaît,
  • Si t’as pas de meuf, c’est à cause du féminisme.

Et ces discours-là, ils touchent. Parce qu’ils vont chercher les mecs au ventre, pas à la tête. Ils parlent aux humiliés, aux rejetés, aux mecs qu’on n’écoute jamais. Comme toi peut-être. Comme moi, plus jeune.

Quand t’as grandi en te sentant comme une merde, qu’on t’a dit que t’étais bon à rien, forcément… quand un gars vient te dire que t’es un roi déchu, que le monde t’a volé ta couronne, tu tends l’oreille.

Mais faut pas déconner, mon pote. Ce discours-là, il flatte ton ego pour mieux le bouffer.

Une idéologie piégée

On pourrait croire que le masculinisme est là pour aider les hommes. En vrai, il les enferme dans une caricature.

Il les pousse à rejeter ce qu’ils ne comprennent pas, à devenir ce qu’ils ont toujours détesté : des bourreaux.

Tu veux être un homme ? Sois debout. Sois responsable. Sois vivant.
Pas une copie d’un mâle alpha 2.0, huilé à la haine et blindé d’arrogance.

Parfait, on y retourne.

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pourquoi le masculinisme revient en force aujourd’hui

Une génération d’hommes à la dérive

On vit une époque où tout s’effondre : les modèles familiaux, les boulots stables, les certitudes viriles d’antan.

Avant, un homme, c’était simple : il bossait, ramenait l’argent, disait pas trop ce qu’il ressentait, et basta.

Aujourd’hui ? Faut être fort, mais sensible. Leader, mais inclusif. Solide, mais vulnérable. Faut écouter, parler, partager.

Et beaucoup de mecs, franchement, ils savent plus sur quel pied danser.

Résultat ? Y’en a plein qui flippent. Qui comprennent plus rien. Qui se sentent inutiles, mis sur la touche.

Alors ils cherchent un raccourci. Un repère. Une explication simple à un monde devenu trop flou. Et c’est là que les discours masculinistes débarquent, avec leurs réponses toutes faites.

Quand la peur devient un cri de guerre

Faut comprendre un truc : les gars qui plongent dans le masculinisme, c’est pas des monstres. C’est souvent des mecs en galère, fragiles, humiliés. Comme celui que j’étais, à 16 ans, quand j’ai pris une raclée devant tout le collège.

Ce jour-là, j’aurais pu écouter n’importe quel connard qui me disait : « Tu souffres ? C’est à cause des femmes. »

Parce que dans la douleur, on cherche pas la vérité. On cherche un coupable.

Et les masculinistes modernes, eux, te le servent sur un plateau. Ils t’expliquent que t’es pas le problème. Que t’es une victime. Que t’es un roi déchu. Et qu’il est temps de reprendre ta place.

C’est tentant. Putain que c’est tentant. Mais c’est un piège à rats.

L’engrenage des réseaux : écho, amplification, radicalisation

Avant, ces conneries restaient confinées à quelques cercles obscurs. Aujourd’hui, elles explosent. YouTube, TikTok, Reddit, Twitter (ou ce qu’il en reste)…

Les mecs tombent dans des boucles d’algorithmes qui les enferment dans un tunnel sans lumière. Une vidéo. Puis une autre. Puis dix. Et au bout d’un moment, t’es plus un mec qui doute. T’es un mec qui déteste.

Et tu sais quoi ? Ces mecs-là, ils n’ont même pas conscience qu’ils sont manipulés.

Ils croient “reprendre le pouvoir“, mais ils se font juste enrôler. Formatés. Digérés par des gourous qui se gavent sur leur mal-être.

Alors ouais, c’est pas juste un “phénomène internet“. C’est une bombe à retardement. Et elle explose déjà.

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quand ça dérape et que ça pue la haine

De la douleur à la haine, il n’y a qu’un clic

À la base, ce sont donc des mecs en souffrance. En manque d’estime, de reconnaissance, de repères. Mais au lieu de trouver un espace pour exprimer cette douleur, ils se la font confisquer. Détournée. Par des mecs qui leur disent que le monde les méprise, que les femmes les humilient, que le système les castre. Et là, la bascule commence.

La colère devient idéologie. L’idéologie devient un clan. Et le clan se transforme en armée numérique. Leur mantra ? “On se venge.” Leur cible ? Les femmes, bien sûr. Mais aussi tous les mecs qui refusent de suivre le troupeau. Les hommes “dévirilisés“, les “traîtres“, ceux qui osent parler d’émotions sans baver du mépris.

Ils se disent « éveillés », mais ils sont juste enchaînés à une image d’eux-mêmes qui ne leur appartient pas.

Des figures toxiques, des discours puants, et des vies brisées

T’as vu ces figures de proue ? Tate, Peterson, même Zemmour quand il fait son one-man-show du mâle viril. Ces gars-là savent très bien ce qu’ils font. Ils vendent de la rage. Du rejet. Du mépris.

Ils appuient là où ça fait mal, et ils promettent la revanche. Et les mecs mordent. Parce que c’est plus simple de haïr que de se regarder en face. Parce que c’est plus facile de détester une femme libre que d’avouer qu’on a peur de ne pas être à la hauteur.

Mais à force de gueuler qu’on est victime, on finit par devenir bourreau. Et ça, c’est pas une phrase de blog. C’est réel. C’est les féminicides. C’est les agressions dans la rue.

C’est les gamins qui finissent par croire que pour être un homme, faut faire peur. Faut dominer. Faut écraser.

Tu veux voir où mène cette route ? Regarde les forums d’incels. C’est pas une blague, c’est pas un détail. C’est un cri de détresse devenu bombe à fragmentation. Et derrière chaque pseudo enragé, y’a un mec brisé. Un môme qui, peut-être, aurait juste eu besoin qu’on l’écoute pour de vrai.

C’est pour ça que ce qu’on fait ici compte. Parce que t’as le droit d’avoir mal, mais t’as pas le droit de foutre ta merde sur les autres. Parce qu’un homme, un vrai, ça se relève. Ça construit. Ça n’écrase pas.

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