01États d’âme au réveil : pourquoi ton humeur change (et comment retrouver du plaisir)
Hier, tu t’es couché, tout allait bien. Et puis, ce matin, tu te réveilles, et quelque chose ne va pas. Ce n’est pas un drame, pas une catastrophe, mais tu sens que quelque chose ne tourne pas dans le bon sens. Tu sens qu’aujourd’hui, ça ne va pas être facile de prendre du plaisir.
Alors rassure-toi, avant de croire que tu es malade, que tu as un trouble psy, ou je ne sais quoi, pose-toi. Parce que ce n’est sans doute rien de tout cela. C’est simplement normal. Normal dans le sens où nos émotions sont fluctuantes.
Avoir des états d’âme, c’est normal
Avoir des états d’âme, te sentir mal un jour ou deux, puis retrouver de l’élan, puis replonger, c’est la vie ! Une mauvaise nuit, des soucis au boulot, les gosses qui te font vivre l’enfer, un problème dans le couple, bref, les raisons logiques sont légion, et que ton humeur fluctue, c’est simplement une normalité.
02Ce que mon enfance m’a appris sur les états d’âme
Avoir des états d’âme, c’est un état que je connais bien. Depuis l’enfance. Et ça perturbait ma mère qui n’avait rien trouvé de mieux que de me faire mettre sous cachets. Dans certains cas, une aide médicamenteuse peut être indispensable. Pour ma part, j’étais simplement affecté par la vie de couple de mes parents. Et un cachet n’allait rien changer à la folie destructrice.
En fait, j’étais simplement normal. J’avais des moments où tout allait bien, et puis, certains jours, hé bien je me sentais morose. Ma mère ne comprenait pas. Seulement quand tu as une dizaine d’années et que tu vois tes parents s’insulter, se taper dessus jusqu’à une heure du matin, y’a quand même pas de quoi être joyeux.
Quand ta propre mère t’explique avec force que c’est à cause de ses enfants que sa vie est un enfer, qu’elle ne se sent pas soutenue dans son quotidien, c’est pareil. Du haut de tes dix ans, tu te sens un peu coupable, totalement impuissant, et la joie, c’est pas le truc qui te vient là comme ça avec aisance.
03Quand une déception plombe ton humeur
Tu veux un exemple peut-être plus parlant pour toi ? Imagine-toi, tu cherches un boulot, et tu as décroché un entretien. Tu as un peu peur, mais tu as aussi de l’espoir. Et puis, bah tu ne décroches pas le poste. Ton humeur est un peu maussade. Et c’est bien normal.
Tu es à ton compte, et tu lances une campagne pour ton produit. Des milliers de mails, et l’espoir de te trouver de nouveaux clients. Tu as bossé dur, tout bien vérifié. Mais au final, les résultats sont décevants. Là encore, ton humeur ne va pas être au beau fixe, et rien de plus normal.
Trouver du plaisir, ça s’apprend
Dans ces moments-là, trouver du plaisir, c’est un véritable exercice intellectuel. Savoir trouver des motifs de satisfaction quand on se plante, ça demande une approche que tout le monde n’a pas. Tu peux l’apprendre. Pour ma part, j’ai appris avec ma femme, mes clients, mes bouquins, et j’apprends encore.
04La vie n’est pas linéaire, ton humeur non plus
Ce que je veux te dire ici, c’est que la vie n’est pas linéaire. Et certains jours, tu vas rencontrer des obstacles, des difficultés, des soucis. Certains seront plus lourds que d’autres, plus difficiles à effacer. Ça ne veut pas dire que quelque chose ne tourne pas rond en toi.
Arrête de te comparer aux réseaux sociaux
La vie n’étant pas linéaire, ton humeur ne peut pas l’être non plus. Et ce n’est pas parce que tu vois des gens heureux tous les jours sur les réseaux sociaux que c’est la réalité, pas du tout. Tu aurais envie de poster ton portrait en ligne quand tu fais la gueule ? Non. Bah voilà. Donc, ta comparaison te dessert, et te colle une pression inutile.
05Ne redoute pas la rechute
Alors, ce matin, tu t’es levé de travers, ou alors, ta matinée se passait bien et puis, sans que tu ne le voies, il est arrivé quelque chose, et ton humeur a changé. Et alors ? Alors c’est chiant, oui. Alors ça t’agace, oui. Alors c’est pénible, oui.
Hey, rassure-toi, personne n’aime passer du soleil à la pluie. Tu veux de la vraie comparaison. Tu crois que je suis content quand ça m’arrive ? Non.
Ces changements d’humeur d’un jour à l’autre ou dans la même journée sont monnaie courante. Et cela ne veut absolument pas dire que tu es en train de te faire une déprime carabinée. Non, pas du tout, c’est juste la vie.
Tant que tu te tapes des hauts, des bas, tout est normal. Crois-moi, je ne suis pas fan de ces journées à l’envers, mais bon, ça permet d’apprécier les bons jours. Et craindre que tu retombes ne t’aide en rien. Parce que là, tu vas commencer à provoquer le truc.
Quand la peur s’installe dans le corps
Tu vas le sentir dans le corps. Le ventre noué, la mâchoire serrée, les muscles qui se crispent, la tension qui monte. Tout ça, ça ne peut que te faire retomber dans le maussade. Utile ? À toi de voir.
06Quand les états d’âme reviennent trop souvent
Il peut arriver que tu fasses le yo-yo plus que d’autres. Là, y’a sans doute quelque chose à creuser. Tu as peut-être trop de trucs à gérer, à penser, entre le boulot, les gosses, la vie de couple ; ton cerveau doit se sentir saturé, et toi, tu le pousses pour qu’il te donne le meilleur, le maximum, parce que tu dois tenir.
Tu fais tout pour tenir, tu t’adaptes, tu tiens comme tu peux. Tu encaisses, tu rationalises, et surtout, tu continues. Et chaque jour qui passe, tu sens que tu as de plus en plus de mal à y arriver.
Bouge, c’est la base
Là, il est temps de te poser. Ça va te paraître con, mais marcher, bouger, faire un peu de sport, prendre une petite demi-heure deux ou trois fois par semaine, c’est la base, c’est même indispensable. Crois-moi, quand j’ai recommencé à me bouger le cul, à nager ou marcher, ça m’a fait un bien fou dans la tête.
Quand tu bouges, ton cerveau produit ce dont il a besoin pour que tu puisses te sentir bien mieux dans ta tête, et dans ta peau. Ça aide vraiment à remettre de la distance avec les tracas du quotidien, et à remettre du plaisir et de la légèreté dans ton quotidien.
Pose-toi et savoure
Tu peux te poser, savourer ton film, ou ton café, ton thé, ton verre d’eau. Un morceau de musique, ou même le silence. Tu retrouves de la place à l’intérieur, parce que tu as pu faire du tri en toi et remettre les choses à leur place.
Parle pour évacuer
Et si tu n’y arrives pas, tu peux toujours te poser, parler, pour te vider, pour évacuer. Parce que ça aussi, quand tu peux le faire sans être jugé, ça fait un bien fou. Et là aussi, après quelques bavardages, tu retrouves aussi cette place en toi qui te faisait tant défaut.
07États d’âme ou vraie déprime : quand consulter ?
Si tu te sens au fond du trou depuis deux semaines ou plus, il est peut-être temps d’en parler avec ton toubib ou un thérapeute, afin de faire un point et de ne pas laisser ce truc s’installer durablement en toi.

