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La lucidité ne guérit pas, elle déplace

Tu vois ce qui se rejoue. Tu le reconnais. Et pourtant, ça continue. Pas comme avant, mais ça continue. Et si le changement n’était pas dans la disparition de la mécanique, mais dans la place que tu occupes face à elle ? Qu’est-ce que ça fait, quand le poids se déplace ?


✔  Tu en es peut-être là : Je crois que quelque chose continue de me travailler


Voir ce qui se rejoue change le rapport

Mais pas forcément la mécanique

Rien n’a disparu. Les réactions sont toujours là. Les réflexes aussi. Certaines scènes continuent de se rejouer presque à l’identique. Et pourtant, quelque chose a bougé.

Pas dans ce qui se passe. Dans la façon dont tu es avec ce qui se passe.

Rien ne s’est arrêté… mais tu n’es plus exactement au même endroit

Tu vois mieux. Tu reconnais plus vite. Tu sais quand ça démarre, même si tu ne peux pas toujours l’empêcher. La mécanique continue de tourner, mais elle ne te prend plus complètement par surprise.

Avant, tu étais dedans. Maintenant, tu es aussi un peu à côté.

Ce n’est pas spectaculaire. Ce n’est pas confortable non plus. Juste un léger déplacement. Suffisant pour que tu ne confondes plus totalement ce qui se rejoue avec “toi”.

Suffisant pour que ça n’engloutisse pas tout.

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Le piège discret de vouloir que ça cesse

À force de voir clair, une attente s’installe sans qu’on s’en rende compte : maintenant que je comprends, ça devrait s’arrêter. Et quand ça ne s’arrête pas, une déception apparaît. Comme si la lucidité avait échoué à tenir sa promesse.

Mais cette promesse-là, personne ne l’a vraiment faite.

Voir n’a jamais garanti la disparition. Voir n’est pas un bouton off. Voir, c’est un déplacement de position. Pas une réparation. Pas une guérison.

Ce qui se rejoue peut continuer à se rejouer. La différence, c’est que tu n’y es plus englouti de la même manière.

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Quand le poids change de place

Avant, c’était confus. Compact. Pris dans le corps sans distance. Maintenant, c’est plus identifiable. Plus distinct. Le poids est toujours là, mais il n’est plus au même endroit. Il est moins collé à ton identité. Moins confondu avec ce que tu “es”.

La mécanique continue, mais elle n’occupe plus tout l’espace.
Et ça change beaucoup de choses, même si ça ne supprime rien.

Ce déplacement-là est souvent sous-estimé parce qu’il ne ressemble pas à une victoire. Il n’y a pas de fin. Pas de solution nette. Juste une manière différente d’être avec ce qui est là.

Rester sans conclure

Cet endroit est particulier. Inconfortable, parce qu’il ne ferme rien. Tu peux repartir explorer ailleurs. Revenir à d’autres textes. T’ouvrir à une parole à deux. Ou simplement rester là, un moment, sans chercher à aller plus loin.

Il n’y a rien à décider tout de suite. Rien à faire disparaître. Rien à “réussir”.

Voir ce qui se rejoue n’a pas pour fonction de régler la mécanique. Ça change le rapport. Et parfois, ce changement-là suffit pour respirer un peu plus, même si tout n’est pas réglé.

Watson est là. Pas pour promettre une fin. Pas pour t’emmener ailleurs à tout prix. Juste pour tenir avec toi ce déplacement discret, là où tu n’es plus prisonnier… sans être libéré non plus. Et parfois, rester là est déjà un mouvement.

Les informations publiées sur WhyIsLife.fr ne se substituent en aucun cas à la relation entre le patient et son psychologue ou tout autre professionnel de la santé mentale. WhyisLife.fr ne fait l’apologie d’aucun traitement spécifique, produit commercial ou service. Cet article ne remplace en aucun cas un avis professionnel.

Au fait, qu’est-ce qui te travaille en ce moment ?