Qui suis-je ? Répondre à la question qui nous bouscule

« Qui suis-je ? » Cette question surgit souvent en pleine crise et peut tout bousculer. Bonne nouvelle : on peut y répondre sans jargon ni grande théorie. Le fil à suivre, ce sont tes émotions, puis tes valeurs. Elles forment la boussole qui te dit qui tu es et rend le quotidien banal plus léger.

Auteur
Stéphane Briot
Lecture
6 min · 1 302 mots
Pièce
260 · 260 pièces publiées à ce jour
qui suis je
qui suis je© Watson

01« Qui suis-je ? » : une question vertigineuse

En voilà une des grandes questions qui peut s’imposer à nous à un moment ou à un autre. Elle se pointe souvent dans les moments de crise. La crise de la quarantaine, ou celle de la cinquantaine par exemple. Ou quand on touche à la fin de son parcours professionnel. Ou quand on commence à se sentir un peu vide.

La voilà qui se pointe. Et elle ne fait pas que du bien. C’est une sacrée question qui peut tout bousculer, faire trembler les fondations mêmes de notre identité. En même temps, quand on se demande « qui suis-je ? », c’est un peu normal que notre identité vacille un tant soit peu.

Quand on ne sait pas répondre à « qui suis-je »

Alors, on répond comment à cette question ? C’est quelque chose que j’ai longtemps cherché. Pour la simple raison que j’ai vécu dans l’ombre de ma mère durant mes trente premières années. Et puis je me suis retrouvé propulsé dans la vie de couple.

J’ai vécu quelques années seul sur mon parcours. Et je ne peux pas dire que j’avais réussi à me trouver, à me construire. Ce furent des fuites et des retours chez maman, la queue entre les jambes et la tête basse.

Alors la réponse à « qui suis-je ? », j’ai mis un sacré moment à la trouver. Et puis, comme nous évoluons toute notre vie, poser une réponse ferme et définitive, c’est pas gagné.

02Les émotions, une première piste pour savoir qui on est

Pourtant, il y a moyen de tracer des contours qui ne trompent pas. Si j’étais psy, je te dirais « dis-moi ce que tu ressens, je te dirai qui tu es » — avec quelques limites que nous allons voir, mais l’idée est là.

Petite précision au passage : je suis coach, pas thérapeute. Je ne soigne pas, j’accompagne des personnes à y voir plus clair. La nuance compte.

Nos émotions portent nos valeurs et nos besoins

Se fonder sur les émotions, c’est un très bon point de départ. Nos émotions portent nos valeurs et nos besoins. Quand je travaille avec mes clients, j’aime beaucoup leur faire raconter des événements marquants de leur parcours.

J’y découvre leurs valeurs, leurs aspirations, la façon dont ils voient le monde, ce dont ils ont besoin, ce qui les réconforte, ce qui peut leur manquer aujourd’hui. C’est très riche, et ça me permet de poser un premier portrait fidèle.

Tu n’es pas tes émotions

La nuance : nous ne sommes pas nos émotions. Si je devais utiliser une image, je dirais que tu es le ciel, et tes émotions, c’est la météo qui passe dans ce ciel. De façon plus concrète : si je dis à quelqu’un qui ressent de la colère qu’il est colérique, je l’enferme dans une étiquette. Ce n’est pas le but.

Mais en ayant accès à son parcours, je comprends ses besoins, son histoire, ses blessures, ses valeurs. Et ça, ce n’est pas rien.

03Le piège caché derrière « qui suis-je »

La question « qui suis-je ? » est elle-même une forme de piège, discret et un peu vicieux, qui ne dit pas tout.

Je suis Stéphane Briot, le fils de mes parents. Mais je suis aussi le père de ma fille. Je suis le compagnon de ma femme. Je suis coach. Je suis aussi un homme qui vit avec une insuffisance cardiaque — et, crois-moi, ça remet la question « qui suis-je ? » au centre plus vite qu’on ne le voudrait. Je suis auteur, je suis blogueur sous le nom de Watson, je suis conférencier. Je suis tout cela à la fois.

Nous sommes plusieurs personnes selon les contextes

Alors, dans tous ces rôles, je suis qui, moi ? Je suis toutes ces personnes en fonction des contextes que je rencontre. Je passe d’une forme d’identité à une autre. Et parfois, sans le vouloir, on se perd en route.

Je crois que, quand on se pose cette question vertigineuse, on cherche à répondre à plusieurs choses en même temps.

Cohérence, appartenance, distinction, direction : les vraies questions

On cherche sa cohérence : est-ce que je me tiens, d’un rôle à l’autre ? On cherche son appartenance : à qui, à quoi j’appartiens ? On cherche sa distinction : qu’est-ce qui fait que je suis moi et pas un autre ? Et on cherche sa direction : où est-ce que je vais ? Ça fait beaucoup de questions dans une seule. Pas si simple, en apparence.

04Les valeurs, la vraie réponse à « qui suis-je »

La cohérence, la distinction, la direction : tout ça peut se régler grâce aux valeurs. Elles sont le socle de notre personne, de notre identité.

S’aligner, oui, mais avec quoi ?

Quand on agit à contre-sens de ses valeurs, on se sent mal, on perd ce fameux alignement. Parce qu’on te répète qu’il faut être aligné, mais on te dit rarement avec quoi. Et t’aligner sur les étoiles, c’est mignon, mais pas le plus pratique.

Tant que tu vis en accord avec tes valeurs, ta vie est nettement plus agréable à vivre. Et pas besoin de faire des choses extraordinaires pour te sentir bien.

Le plaisir dans les gestes du quotidien

Un exemple. La famille, aussi curieux que ça puisse paraître, est une valeur importante à mes yeux. Et cuisiner le soir pour mes deux chéries, ça me met bien. Ce n’est pas un acte de gloire. C’est simple, discret, banal — mais ça me fait du bien.

C’est peut-être ça, le plus important à retenir. Retrouver qui on est ne demande pas un grand geste spectaculaire. Ça se joue dans un repas préparé, un café pris tranquillement, un moment donné à quelqu’un. Quand ces petits gestes collent à tes valeurs, le quotidien le plus banal redevient un plaisir. Et la façon dont je vis mes émotions et mes valeurs, c’est aussi ce qui me distingue des autres.

Quand tes valeurs se contredisent

Un point qu’on oublie souvent : le mal-être ne vient pas toujours du fait qu’on ignore ses valeurs. Il vient parfois du fait que deux valeurs se tirent dessus. Tu tiens à ta famille et tu tiens à réussir ta carrière, et un soir il faut choisir entre les deux. Là, tu n’as pas « oublié » tes valeurs : tu es écartelé entre elles. Savoir les nommer, c’est aussi savoir laquelle compte le plus dans ce moment précis. C’est souvent là que se joue le vrai apaisement.

L’appartenance, un rôle à écouter

Reste l’appartenance. Tu peux appartenir à ta famille, celle d’où tu viens et celle que tu as construite. Tu peux appartenir à une entreprise, à un groupe d’amis, ou à n’importe quel groupe de ton temps libre : club de lecture, de sport, ou autre. Ces appartenances sont des rôles que tu tiens.

Et si tu sens que l’un de ces rôles te pose problème, te met mal à l’aise, là encore tu peux te tourner vers tes valeurs pour repérer où ça coince — et décider quoi faire.

05Savoir qui tu es commence par connaître tes valeurs

Quand on y regarde bien, les valeurs sont un élément central dans la définition de ton identité. Les connaître, c’est un atout indéniable : ta cohérence, ta direction, ta façon de te distinguer, ta place dans tes groupes — tout ça s’éclaire.

Tu veux commencer seul ? Repense à un moment qui t’a marqué cette semaine, même tout petit. Demande-toi ce qu’il révèle de ce qui compte vraiment pour toi. C’est un premier fil à tirer.

Et pour aller plus loin, découvrir tes valeurs et savoir enfin répondre à « qui suis-je ? », le plus simple reste de me contacter : c’est le cœur de mon accompagnement.

Gardons le contact.

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Stéphane Briot
L’enquêteur

Stéphane Briot

Stéphane, fondateur de Watson. J'écris depuis ce que j'ai traversé, pas depuis ce que j'ai appris dans les livres. Deux infarctus et des années à fuir m'ont appris où ça coince vraiment. Watson, c'est un espace pour les gens qui veulent que quelque chose bouge, pas qu'on leur explique encore une fois pourquoi.

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