Chercher le bon : l’art de pas se faire bouffer par la vie
Tu sais, on t’a déjà bassiné mille fois avec l’acceptation. Accepter ceci, accepter cela, accepter ton passé, tes peurs, ta belle-mère, ton banquier, la pluie, la vie, la mort, la facture EDF. Des bouquins entiers en parlent. Certains brillants. D’autres… parfaits pour caler une table bancale ou démarrer un barbecue.
Mais y’a un truc que personne ne te dit, un truc essentiel si tu veux pas finir coincé dans ton propre crâne comme dans une cave humide : accepter, c’est bien… mais apprendre à chercher le bon, c’est vital.
Et ouais, je te vois lever les yeux au ciel : “Chercher le bon ? Facile à dire, putain…”
Je sais. Je suis pas là pour te vendre des arcs-en-ciel. Je suis là pour t’aider à avancer sans te renier.
Alors viens, on y va ensemble. Je te tiens par l’épaule, tranquillou. Et après, je te secoue gentiment.
Changer d’angle, ça change (presque) tout
Une situation, c’est comme une putain de scène de cinéma.
Tu peux filmer en lumière froide, en mode drame social grisâtre, pluie sur les vitres, ambiance tord-boyaux.
Ou bien tu peux tourner la même scène avec une lumière plus chaude, un autre cadrage, un autre regard.
Spinoza te dirait la même chose, mais en plus classe :
rien n’est bon ou mauvais en soi, c’est ton esprit qui fout la couleur.
Et là, je te préviens : chercher le bon, c’est du boulot. C’est un entraînement. Pas un coup de baguette magique.
Mais putain, ça change tout. Ou plutôt : ça te change toi, et ça, c’est énorme.
Exemple simple : ta facture à payer
T’en as marre. Encore une. Tu grognes. Tu râles. Tu gueules mentalement. Normal. Classique. Mais change l’angle, juste un instant.
Une facture payée, c’est quoi ?
- la tranquillité d’esprit : plus besoin d’y penser
- une preuve de stabilité
- parfois même une putain de fierté quand t’as galéré pendant des années
- un rappel silencieux que t’es plus dans le chaos financier que tu as connu
Même situation. Deux visions. Deux corps qui réagissent différemment.
Et ça, c’est pas du bullshit positif. C’est Beck, Ellis, les TCC, toute la psychologie moderne : c’est l’interprétation qui crée l’émotion, pas l’événement.
Et oui, c’est exactement ce que tu fais déjà tous les jours… mais uniquement dans le sens qui te casse les jambes.
Il est temps de rééquilibrer la balance, bordel.
Quand la vie t’arrache un morceau : la rupture
Une rupture, ça te pulvérise.Personne te dira le contraire. Tu perds un repère, un miroir, une habitude, un futur imaginé. Tu te fragmentes.
Mais d’un autre angle…
- tu récupères ta liberté intérieure
- tu arrêtes de te tordre pour correspondre
- tu vois enfin tes vrais besoins
- tu reviens à toi au lieu de vivre à travers quelqu’un
- tu te rends compte que t’avais enterré des morceaux entiers de toi
Nietzsche aurait souri : “Deviens qui tu es.”
La rupture force exactement ça. Pas pour devenir meilleur, mais pour redevenir honnête.
Le burn-out : la claque qui te sauve (ouais, j’ai dit ça)
Je t’assure, personne cherche le bon dans un burn-out. Personne.
Et pourtant…
- c’est ton corps qui dit enfin ce que ta bouche n’a jamais osé dire
- c’est la preuve que t’es humain, pas une machine à cocher des cases
- c’est un recalibrage existentiel
- c’est l’occasion de redéfinir ce qui compte VRAIMENT
- c’est parfois la seule porte de sortie d’un système qui t’écrase
Sartre dirait que tu te refais toi-même dans tes choix. Le burn-out, c’est le moment où tu dois arrêter de te trahir.
Je te rassure : je minimise pas la douleur, ni la panique, ni la honte. Je les connais. Mais je te montre l’autre côté du miroir, celui que ton cerveau refuse de voir quand il est rincé.
La maladie d’un proche : le réel dans ta gueule
Quand quelqu’un que t’aimes tombe malade, tout vacille. Et là encore, chercher du bon, c’est pas dire “c’est merveilleux comme expérience”. Faut pas déconner.
Mais…
- ça remet l’essentiel au centre
- ça te force à être vrai
- ça crée des liens plus authentiques
- ça brûle les faux-semblants
- ça te rappelle que la vie est courte, précieuse, fragile, sacrée
- ça ramène la présence, la vraie
Épictète te dirait : tu contrôles rien, sauf la manière d’être là. Et putain, il avait raison.
Le deuil : la lumière qu’on voit jamais au début
Le deuil, c’est la nuit totale. C’est le sol qui s’arrache.
Mais si tu tiens un peu… juste un peu…
- tu découvres la tendresse de la présence
- tu apprends à aimer plus doucement
- tu comprends la valeur des vivants
- tu retrouves un autre rapport au temps
- tu changes ta manière d’exister
Camus a dit : “Vivre, c’est apprendre à perdre.” C’est brutal. Mais vrai.
Chercher le bon ici, c’est pas chercher la joie. C’est chercher la paix.
La solitude : l’enfer qui devient un refuge
Quand tu te retrouves seul malgré toi, t’as l’impression d’être abandonné. Vide.
Mais d’un autre angle…
- c’est la première fois que tu t’entends vraiment
- tu arrêtes de jouer un rôle pour plaire
- tu te redéfinis
- tu respires
- tu découvres ce que tu veux sans bruit autour
Kierkegaard disait : “La vie n’est pas un problème à résoudre, mais une réalité à vivre.” Et ouais, la solitude fait partie de cette réalité.
Les engueulades familiales : ce bordel si utile
Un conflit familial, ça pique.
Mais ça révèle exactement :
- là où t’as trop donné
- là où t’as jamais posé de limites
- ce que tu supportais par loyauté
- ce que tu dois protéger désormais
- ce que tu dois laisser crever pour respirer
C’est pas confortable. Mais c’est juste.
C’est souvent le début d’une identité adulte. Pas celle qu’on t’a imposée, celle que tu choisis.
Les échecs pros : la forge secrète
Tu rates un contrat. Tu perds un poste. Un projet se barre couilles en l’air. Tu te juges. Tu te détestes. Tu te remets en question comme si t’avais détruit la planète entière.
Mais regarde autrement :
- l’échec affine ton cap
- il expose ce qui n’était plus aligné
- il t’oblige à clarifier tes valeurs
- il révèle ce que tu veux vraiment construire
- il détruit les illusions, pas toi
Frankl dirait : “Celui qui a un pourquoi peut endurer presque n’importe quel comment.”
Et putain, c’est vrai.
Chercher le bon : pas pour positiver, pour respirer
Je souhaite que tu comprennes un truc essentiel : chercher le bon ne nie jamais le mauvais.
- Ça ne promet pas la joie.
- Ça ne gomme pas la douleur.
- Ça ne supprime pas les emmerdes.
Ça te redonne juste le pouvoir.
- Le pouvoir de pas te laisser avaler par ton propre mental.
- Le pouvoir de tenir debout.
- Le pouvoir de continuer.
- Le pouvoir de faire un choix plus lucide, plus doux, plus juste.
C’est ça, avancer. C’est ça, être vivant. Pas parfait. Pas heureux à tout prix.
Juste vivant.
Et franchement ? C’est largement suffisant pour aujourd’hui.
Tu respires. Tu tiens. Tu cherches un autre angle.
Ça suffit pour commencer à changer la vie.
Oui, c’est pas facile
Oui, c’est pas facile. Évidemment que non. Je t’ai jamais vendu le contraire. Les émotions débordent, la tête chauffe, la fatigue mentale te cogne, l’usure psychique t’arrache des morceaux. Tout ça te met à poil, à genoux, à ras du sol. C’est tendu, oui. C’est chaud, oui. C’est dur, bordel, mille fois oui.
Et c’est justement pour ça que ton cerveau te murmure d’abandonner. De baisser les bras. De laisser tomber. De te dire “tant pis, j’y arriverai pas”.
Mais non. Là, non. Pas maintenant.
Parce que la vie, c’est aussi ça : se relever quand tu pourrais rester couché. Pas pour les autres. Pas pour prouver quoi que ce soit. Pour toi.
C’est dans ces moments-là — ceux où t’es secoué, blessé, fatigué — quand tu lâches, quand tu acceptes de voir autrement, que la fierté commence à respirer. C’est là que la confiance pousse, millimètre par millimètre. C’est là que la résilience naît, pas dans la facilité, jamais. Toujours dans la friction du réel.
Spinoza te dirait que rien n’a de sens en soi, sauf celui que tu décides d’y mettre. Nietzsche te soufflerait que c’est au cœur de la difficulté que tu te façonnes. Et moi, je te dis : tu n’as pas à être invincible, juste présent. Juste vivant. Juste toi. Et ce “toi-là”, il se révèle quand tu traverses, pas quand tu contournes.
- Tu vas y laisser des illusions, oui.
- Des masques, oui.
- Des faux personnages, oui.
- Tu vas perdre ce qu’on t’a foutu dans la tête depuis des années.
- Et tu vas garder l’essentiel : tes valeurs à toi, ta façon d’être au monde, ta vérité intérieure.
Ça veut pas dire que tu vas vivre hors-système, sans règles, sans pression sociale. Personne échappe complètement aux cadres du monde.
Mais tu vas devenir conscient. Lucide. Aligné. Tu vas savoir ce qui vient de toi, et ce qui vient d’ailleurs. Et ça change tout.
Parce qu’à partir de là… tu ne subis plus. Tu choisis. Et tu avances — encore, malgré tout.
Et je suis là, juste à côté. On avance ensemble.


