Voici la liste des émotions les plus communément rencontrées, classées de A à Z
Lettre A
Abattement
Abandon
Agacement
Agression
Amertume
Amour
Angoisse
Anxiété
Apaisement
Appréhension
Lettre B
Bienveillance
Bonheur
Bouleversement
Bravoure
Brutalité
Lettre C
Calme
Colère
Compassion
Confiance
Confusion
Culpabilité
Curiosité
Lettre D
Déception
Dégoût
Délivrance
Dérision
Désarroi
Désespoir
Désir
Détermination
Détresse
Doute
Lettre E
Ébahissement
Écœurement
Émerveillement
Énervement
Enthousiasme
Espoir
Estime
Euphorie
Exaspération
Excitation
Lettre F
Fierté
Frustration
Fureur
Lettre G
Gratitude
Gêne
Gourmandise
Griserie
Lettre H
Haine
Hésitation
Honte
Lettre I
Impatience
Impuissance
Indifférence
Indignation
Insatisfaction
Inspiration
Inquiétude
Insouciance
Intérêt
Intimidation
Intrigue
Lettre J
Joie
Jalousie
Lettre L
Lassitude
Liberté
Légèreté
Lucidité
Lettre M
Mal-être
Mélancolie
Mépris
Méfiance
Motivation
Lettre N
Nostalgie
Lettre O
Optimisme
Orgueil
Lettre P
Paix
Panique
Passion
Peine
Peur
Plaisir
Plénitude
Pitié
Lettre R
Rage
Rancune
Reconnaissance
Regret
Rejet
Répulsion
Ressentiment
Résignation
Respect
Rire
Lettre S
Satisfaction
Sérénité
Souci
Soulagement
Surprise
Lettre T
Tension
Terreur
Tristesse
Trouble
Tumulte
Tendresse
Lettre U
Urgence
Utopie
Lettre V
Vexation
Vibrance
Violence
Vulnérabilité
Lettre X
Xénophobie
Xénophilie
Lettre Y
Yoyo émotionnel
Lettre Z
Zèle
Zénitude
Les émotions les plus fréquentes dans l’expérience de vie humaine
1. La peur
C’est la plus vieille de toutes. Celle qui t’empêche de crever, mais qui t’empêche aussi de vivre. Elle te fait douter, reculer, te planquer derrière des excuses. Elle naît du besoin de sécurité et s’alimente de ton imagination. Peur de perdre, peur d’aimer, peur de rater, peur d’être vu. C’est une émotion utile quand elle t’alerte, destructrice quand elle te gouverne.
2. La colère
Un putain de feu intérieur. Elle dit : “T’as dépassé mes limites.” Elle n’est pas mauvaise, c’est une boussole morale. Mal canalisée, elle dévaste. Mais bien comprise, elle libère. C’est la première réaction du corps face à l’injustice, au rejet, à la frustration. Elle peut être énergie ou poison. À toi de choisir.
3. La tristesse
C’est la compagne des pertes. Elle t’oblige à regarder le vide, à te souvenir, à comprendre ce qui comptait vraiment. Elle nettoie. Elle te dépouille. Quand tu la laisses faire, elle t’apaise. Quand tu la nies, elle te pourrit de l’intérieur. Nietzsche dirait : “Assume le vide, il est le prix de ta lucidité.”
4. La joie
Pas la version Instagram. La vraie. Celle qui surgit sans prévenir, souvent dans un instant anodin : un café chaud, un rire, un regard. C’est une émotion fragile, simple, et pourtant essentielle : elle te rappelle pourquoi tu tiens. C’est la résilience incarnée : le plaisir de vivre malgré tout.
5. L’amour
Pas la romance à deux balles. L’amour, c’est la reconnaissance du vivant dans l’autre. C’est vouloir le bien sans s’y perdre. C’est le carburant de la solidarité, de la compassion, de la responsabilité humaine. Mais aussi le terrain de toutes les confusions : attachement, dépendance, illusion. L’amour guérit quand il est lucide, détruit quand il est fusionnel.
6. La honte
C’est la morsure sociale. Celle qui naît du regard des autres, ou pire : du tien. Elle t’enchaîne à tes erreurs passées et t’empêche d’avancer. Pourtant, elle montre aussi ta conscience morale, ta lucidité sur ce que tu veux devenir. La honte, c’est le seuil : tu t’y noies ou tu la traverses pour retrouver ta dignité.
7. La culpabilité
Cousine proche de la honte, mais plus intérieure. Elle te dit que t’as merdé, que t’as blessé, que t’as trahi. Bien utilisée, elle répare. Mal vécue, elle t’écrase. C’est une émotion de réconciliation quand tu oses la transformer en acte ; une prison quand tu t’y complais.
8. L’espoir
C’est le moteur qui te relève quand tout semble foutu. Une illusion parfois, mais une illusion nécessaire. Spinoza dirait que seule une émotion plus forte peut vaincre une émotion : l’espoir est celle qui bat la peur. Il te pousse à avancer même quand le décor s’effondre.
9. Le désir
C’est la pulsation de vie brute. Il peut t’élever ou t’asservir. Il te rappelle que tu veux, que tu manques, que tu es vivant. Le problème, c’est quand tu confonds désir et besoin : tu cherches à combler un vide au lieu d’écouter ce qu’il révèle. Le désir, c’est le langage du corps avant la raison.
10. La reconnaissance
Ce n’est pas une émotion primaire, mais elle est partout. Ce besoin d’être vu, compris, validé. Elle façonne ton identité et influence tes choix. Quand tu cours après, tu te perds. Quand tu la trouves en toi, tu deviens libre. C’est l’une des plus puissantes forces de transformation intérieure.
11. La gratitude
C’est la version apaisée de la joie. Une émotion lente, profonde. Elle ne nie pas la douleur ; elle lui donne du sens. Elle te rappelle que tout ce qui t’a brisé t’a aussi construit. C’est la sagesse du cœur : reconnaître la beauté même dans la galère.
12. La sérénité
Ce n’est pas un don, c’est un taf. Elle vient quand tu cesses de lutter contre ce que tu ne contrôles pas. C’est la paix lucide : tu ne te racontes plus d’histoires, tu ne fuis plus. Tu acceptes le chaos, mais tu n’y plonges plus. Elle ne s’atteint pas, elle s’apprend.
13. L’admiration
Elle t’ouvre, t’élève. Elle t’invite à sortir de ta petite bulle pour contempler ce que l’humain a de grand. Mais elle peut devenir piège si elle tourne à la comparaison. Apprendre à admirer sans te rabaisser, c’est cultiver la grandeur intérieure.
14. L’angoisse
La peur sans objet. Le vertige de la liberté. Nietzsche la voyait comme le prix à payer pour exister vraiment. L’angoisse, c’est ton esprit qui hurle face à l’inconnu. Si tu l’écoutes, elle t’apprend à respirer dans le vide. Si tu la fuis, elle t’engloutit.
15. La compassion
C’est l’amour débarrassé de l’attente. Voir la douleur de l’autre sans la juger, sans chercher à la réparer. Juste être là. Elle naît quand tu as déjà traversé ta propre merde et que tu reconnais la sienne. C’est une émotion d’égalité : elle relie, elle soigne.
Chaque émotion, même la plus chiante, a une fonction. Elles ne sont pas là pour te pourrir la vie, mais pour te rappeler que tu es vivant. Le problème, c’est pas ce que tu ressens. C’est ce que tu refuses de ressentir.


