Watson/À propos

Stéphane Briot

Le plaisir ne se mérite pas, il se vit.

Stéphane Briot — portrait
Stéphane Briot — Watson

Les blessures, les coups de la vie, la honte, la culpabilité, la peur, et je pourrais égrener la liste encore un moment. Tout cela, nous sommes nombreux à le connaître, à le savoir. On en fait quoi ? Alors soyons directs : non, le passé n’est pas une condamnation. Tu ne l’es pas, pas plus que je l’étais.

Je suis Stéphane Briot, né en 1972. Je connais bien tout ça. Près de vingt ans à vivre sous les humiliations et les insultes d’une mère qui avait perdu pied. Puis, deux infarctus, dont un avec mort subite. Oui, j’ai vu la lumière blanche, et oui, je suis revenu. Heureusement, ma fille avait à peine trois semaines.

Je suis un coach, pas un psy. Je parle, je pense, j’écris et je t’accompagne depuis mon vécu, depuis tout ce que j’ai traversé, depuis ces centaines de livres que j’ai avalés, surligneur à la main, carnet de notes avec moi. J’agis enfin depuis ma propre expérience de vie, et depuis celle de mes clients.

Ici, j’écris sous le nom de Watson. Parce que dans la littérature, Watson, c’est le second, celui qui accompagne le héros dans ses aventures. Et le vrai héros, entre nous deux, c’est toi. Toi qui traverses, qui affrontes ; et moi, je t’accompagne dans tes aventures, tes galères.

Et les galères, les peurs, toutes ces saloperies, je connais bien. Ça existe, c’est vrai. Et il est tout aussi vrai qu’on ne peut pas les laisser nous pourrir le quotidien, nous bouffer nos petits plaisirs, les gâcher continuellement.

Dans bien des cas, on croit qu’il faut mériter les choses. Connerie ! À partir du moment où tu es là, vivant et debout, même si ton équilibre est précaire, même si tu as un genou à terre, tu as le droit.

Ce n’est pas qu’une question de mérite ou d’envie. D’après mon parcours, d’après mes lectures, c’est souvent une question de croyances et de regard. Le regard que l’on pose sur soi, le regard que l’on pose sur la vie, sur les autres.

Et même quand on est esquinté, abîmé, froissé, on peut toujours retrouver du plaisir. Il est là, dans des choses simples. Un fauteuil confortable, un bon livre, un café ou un thé. Une discussion avec des gens qu’on aime. Un bon plat cuisiné à la maison. Une lumière, un matin d’été. Un coup de fil. Une bonne nuit de sommeil.

Tout ceci est banal, n’est-ce pas ? Mais c’est la base de la vie, son socle. Savoir apprécier ces moments-là, c’est s’ouvrir tout grand une porte vers une vie bien plus agréable, bien plus légère.

Et pour avoir connu les douleurs de la vie, je sais que je suis en vie. Et je l’apprécie quand je sais savourer ces petits moments tout simples, banals, presque insignifiants. Mais ils ne le sont pas.

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