Stéphane Briot

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Auteur et blogueur, mentor et entrepreneur, je vous souhaite de passer un excellement moment en ma compagnie sur WhyIsLife.

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Théma : Le Marketing digital

Les Humains

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Comment créer une marque ?

Table des matières

Comment créer et devenir une marque en tant qu’entrepreneur

Techniquement, une marque n’est qu’un simple enregistrement dans un registre juridique. La marque est donc la propriété intellectuelle d’une personne ou d’une entreprise. Rien de plus, rien de moins. Mais, coté marketing, c’est une autre limonade. Découvrons la marque, l’image de marque et l’univers de la marque.

Qu'est-ce qu'une marque, à quoi cela sert ?

L’univers complexifié de la marque

Dans l’univers complexe du marketing digital, et dans la vie courante, une marque n’est pas quelque chose de concret, c’est abstrait, elle n’a pas de corps, pas d’âme au sens où nous l’entendons en tant qu’humains. D’ailleurs, un vulgaire caillou est bien plus concret qu’une marque.

Et voilà, nous sommes humains, et nous aimons complexifier les choses. Aussi, avec le temps, nous avons appris à donner corps et âme aux marques, nous avons tout fait pour les rendre tangibles dans nos esprits.

Jusqu’à un certain point. Parce que, parler Nike ou Chanel autour d’un café, c’est pas gagné. Vous pouvez parler de ces marques, mais vous ne parlerez jamais avec « elles ».

Le représentant, pas vraiment représentatif

Au mieux, vous aurez un représentant de la marque en face de vous. Et ce représentant ne sera peut-être pas représentatif de l’idée que vous vous faites de la marque. Amusant n’est-ce pas ?

Tout ceci pour arriver à un petit point très pertinent qui nous concerne nous les freelances, les autoentrepreneurs. Pour exercer légalement, nous sommes nous aussi enregistrés. Donc, nous apparaissons au sein d’un registre. Un registre légal qui dit que nous sommes en droit de facturer nos prestations.

De facto, même si nous n’avons pas enregistré une marque comme telle auprès de l’INPI, nous existons en tant que professionnels, et qui dit professionnel dit « image de marque ».

Peut-être pas dans votre esprit, mais dans celui de vos clients, c’est très clair. Vous êtes une marque. Et pourquoi cela ?

Le freelance est une marque

Oui, pour vos suiveurs, vous représentez une marque. Pour quelques simples raisons : soit ils ont entendu parler de vous en tant que professionnel et de la qualité de vos services, soit ils vous ont découvert au travers d’un média.

Oui, internet est un média. Et qui dit média, qui dit professionnel, dit « image de marque ».

Par le passé, nous avions l’habitude d’avoir un contact avec les marques au travers des trois grands médias de communication qu’étaient

  • La télévision,
  • La radio,
  • La presse papier.

Les entreprises ayant accès à ces supports nationaux n’étaient pas très nombreuses, et étant donné l’impact de ces médias, il fallait soigner l’image de la marque.

Internet : l’Image de marque pour tout le monde

C’est à partir des années 2000 que les choses vont prendre un sacré tournant. Internet s’impose de plus en plus comme un média à part entière. La publicité y fait son apparition et tout le monde peut avoir accès à cette publicité.

La chose s’accentue encore avec l’apparition des médias sociaux. Notez bien « médias » sociaux. Et là encore, tout à chacun peut déclencher une campagne publicitaire sur Facebook, Twitter, ou LinkedIn. C’est alors qu’apparait le concept de l’e-réputation (la réputation d’une marque ou d’une personne en ligne)

La prise de parole est à la portée de tout le monde. Cependant, tout le monde n’est pas au fait de la communication, et bon nombre d’épisodes malheureux vont venir faire les gros titres de ce l’on nomme désormais « la presse traditionnelle » (tv, radio, papier).

Les faits les plus communs étant les licenciements de salariés qui eurent la bonne idée de venir parler en mal de l’entreprise qui les emploie. Forcément, pour l’image de ladite entreprise, ce n’est pas une bonne chose. Par ici la sortie.

La question n’est pas de savoir si les propos tenus sont vrais ou faux. Il est bien plus question des dommages que ces propos peuvent avoir sur l’entreprise citée. Encore une fois, l’image de marque.

Ce que vous dites n’est pas neutre. Quoi que vous disiez, de façon positive ou négative, tout sera interprété par la personne qui va recevoir vos propos.

Ce que cette personne lit, voit ou entend lui sert à se fabriquer une image mentale, une vision du sujet dont vous parlez et de vous même. Cette vision sera fabriquée tant sur ce que vous dites que sur l’expérience et le ressentit de la personne elle-même.

Soignez la première impression

Ce processus se fait de façon instinctive, automatique, c’est ce que l’on appelle la « première impression ». Cette impression, c’est une étiquette qui va être « collée » sur vous. Et vous ne savez jamais, avec internet, quand cette première impression aura lieu, ni où.

Par exemple, vous êtes généralement plutôt posé dans vos interventions sur Facebook. Or, ce jour-là, vous avez envie de pousser un coup de gueule.

Vous rédigez votre prose, vous la publiez, et ô magie des réseaux, votre post est partagé près d’une centaine de fois.

Que vont penser les gens qui n’ont jamais eu de contact avec vous avant ce post ? Ils peuvent penser que vous avez raison, et se dire que vous êtes quelqu’un de bien. Ils peuvent aussi penser tout le contraire : vous êtes encore un de ces râleurs qui n’a rien compris.

Être attentif aux jugements définitif

Dans tous les cas, une étiquette vous sera collée dessus. Par la suite, l’être humain ne va faire qu’une chose : chercher à confirmer cette première impression. Il ne va pas chercher à savoir si son impression est bonne ou mauvaise.

Il va chercher à confirmer son jugement, parce que l’être humain déteste avoir tort. Sauf s’il a fait un long chemin dans le développement de sa personnalité.

Que cela soit juste ou injuste, c’est ainsi que l’être humain fonctionne, et il donc primordial d’en tenir compte. Que nous le vouions ou non, à partir du moment où nous prenons la parole sur un média, nous sommes exposés au jugement du public.

Cependant, le public reste bienveillant et disposé à vous entendre. Pour vous en convaincre, il suffit de voir les chiffres qui concernent le temps passé sur les réseaux sociaux et plus largement sur internet. C’est une fois qu’il vous aura lu ou entendu qu’il commencera à se fabriquer une image à votre propos.

Que faut-il comprendre de tout cela ?

En premier lieu, la prise de parole en public est un exercice qu’il faut aborder en ayant à l’esprit que nous allons être étiqueté d’une façon ou d’une autre.

  • Que cet étiquetage ne dépend pas uniquement de nous.
  • Le public entend et ressent en fonction de son vécu, de ses croyances.
  • Il utilise ce ressenti et vos propres mots pour se dessiner une représentation de ce que vous êtes.

Maintenant que ceci est posé et je l’espère, un peu plus clair dans votre esprit, revenons-en à la question de la marque.

En tant que professionnel, vous êtes une marque. Point.

Vous pouvez gesticuler, éructer pendant des semaines, dans l’esprit du public, les choses sont simples : professionnel = marque.

Au même titre qu’un particulier est étiqueté à la suite de ses propos, vous le serez aussi. De fait, je ne saurais trop vous conseiller de soigner vos prises de paroles publiques.

Il est donc bon de ne pas parler de politique, de religion, de votre équipe de foot favorite, de sexualité, de ne pas tenir des propos injurieux, de ne pas vous en prendre à Pierre, Paul ou Jacqueline gratuitement.

Il est également pertinent de ne pas s’en prendre à la presse, à la société, au gouvernement. Oui, c’est bien de parler de ces sujets, vous allez rallier un grand nombre de gens à votre pseudo-cause. C’est bien d’utiliser la démagogie.

Est-ce que cela va crédibiliser votre message ? Est-ce qu’une fois que vous aurez bien craché sur l’éducation nationale, la société, les entreprises, les gens vont vouloir réellement écouter votre message ? Non.

Visez l’utilité et la pertinence plus qu’autre chose

Ah certes, vous allez brasser du monde, et du vent. Ces sujets de société sont contre-productifs dans la création de l’image de votre entreprise. Pour la simple et bonne raison qu’une entreprise fait partie de la société. Bah oui… Elle est enregistrée dans des registres mis à disposition par le gouvernement. Donc, venir cracher sur le gouvernement ? Non-sens.

Une entreprise ne construit par opposition au système, elle se construit par ses prises de paroles sur des sujets qui la concerne, sur ce qu’elle souhaite apporter, améliorer, elle ne dénigre pas le système. Elle essaie d’en tirer le meilleur et d’apporter quelque chose d’utile à son public. Une bonne marque se rend utile.

Une marque est un univers qui prend corps au travers de vos propos, de votre posture, de vos valeurs.

C’est donc vous, au travers de toutes vos interventions qui allez donner vie à votre marque. Et il n’y pas de « non, mais ça, c’était perso » ou encore « mes tweets n’engagent que moi ». Vos prises de paroles engagent et impactent.

Il est ici question du Personal Branding : en tant que professionnel, tout ce que vous dites engage votre marque, puisque vous communiquez sur un média public. C’est aussi simple que cela.

Gardez bien à l’esprit que vous communiquez sur un média, qu’un professionnel est une marque, et enfin, tout ce que vous dites est utilisé par le public pour nous ranger dans des cases.

Enfin, pour une marque, tout le jeu, puisque c’est bien un jeu, consiste à tirer avantage de cette façon qu’ont les gens de nous étiqueter pour les surprendre positivement, c’est aussi pour cela que vous aurez besoin du content marketing.

Les éléments constitutifs d’une marque

Une marque est ensemble d’éléments qui existent déjà dans votre communication, et auxquels vous allez devoir apporter une attention toute particulière.

Le vocabulaire

En premier lieu, le vocabulaire. Que l’entrepreneur fasse attention à son langage, c’est naturel et c’est une marque de respect.

Seulement, j’en vois des tonnes qui bossent avec des salariés ou des particuliers et qui adoptent une posture de grande boite. Heu, le ridicule, non ?

Qu’un coach de haut vol qui traite avec de grands dirigeants le fasse, pourquoi pas, mais un entrepreneur individuel qui bosse avec des personnes un peu comme lui se la joue big boss, sérieux ?

Un peu de simplicité ne fait pas de mal. Et le public aime également cette simplicité.

À l’autre bout du spectre, vous avez ceux qui la joue pote avec tout le monde. On est tous des amis, on s’aime tous. Ceux-là, je m’en méfie comme de la peste !

Plus c’est sympa sur la forme, plus le fond est pourri ! C’est une règle que j’ai vérifiée tant dans l’entreprise qu’en étant à mon compte, et pas plus tard que ces derniers mois.

Soyez naturel, soyez vous-même. Ce sera déjà très bien.

Et pour être soi-même, rien de mieux de de communiquer avec ses propres mots. C’est ce que j’enseigne à mes entrepreneurs. Et qui donne de bons résultats.

Les couleurs, le design, le logo

Autre élément important, la dimension visuelle de votre communication. Si ce ne doit pas être la priorité, ce ne peut être la dernière roue du carrosse. Certes, le design et le graphisme, ce n’est pas à la portée de tout le monde. Et ce n’est pas à la mienne.

Cependant, aujourd’hui, prendre le temps de travailler un tant soit peu sur son template WordPress, si ce n’est pas facile, que l’on ne vienne pas me dire que c’est impossible. Oui, c’est du temps, et la question à vous poser est celle de l’image que vous souhaitez renvoyer.

Quand je vois les sites d’un certain nombre de professionnels, croyez-moi, je n’ai pas du tout envie de les contacter. S’ils ne sont pas graphistes, mais qu’il claironne avoir de la réussite, bah tu sais quoi camarade, paie une image de marque ! Et on parle après.

Pour le logo, un truc simple : Prenez une typo qui vous plaise sur Google fonts, votre prénom, votre nom, ou le nom de votre entreprise, et voilà ! Vous avez un logo. Ça fera l’affaire pour commencer.

Vos espaces de communication

À vouloir être partout, vous ne serez nulle part. Ayez un point central. En fonction de votre activité, ce peut être YouTube, Facebook ou LinkedIn voir Instagram ou Pinterest. Et dans tous les cas, ayez un second point d’appui : votre site.

Le référencement naturel reste encore aujourd’hui un énorme vivier de lecteurs. Si les toucher n’est pas simple, ce n’est pas plus facile de tenter d’émerger sur un réseau social saturé.

En outre, un site, une fois bien positionner, c’est un outil qui va travailler pour vous toute l’année, tous les jours, toutes les nuits !

En outre, les consommateurs qui souhaitent avoir plus d’informations sur une marque ou une personne sont très nombreux à utiliser Google. Et si vous ne leur proposez pas un site…

Récapitulons les premiers éléments de votre marque

  • Les mots et l’intonation,
  • Le design et les couleurs,
  • Votre présence sur internet.

Tout ceci est à la fois très simple et pourtant, très délicat à intégrer et à mettre en œuvre. Et c’est comme tout, c’est en gardant ces choses à l’esprit que vous allez en faire des réflexes.

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Très humain, enfin le blog dans tous ses états !

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