Les coachs qui parlent trop

Le coaching est un art. Si la parole du coach est importante, elle l’est moins que son écoute, son silence. Un coaching est d’abord de l’écoute. Alors, c’est quoi le délire ?
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Ils parlent, et parlent encore, et depuis l’explosion des réseaux sociaux, il n’en finissent plus de parler, encore, et encore.

C’est sans doute pour cette raison que j’ai décidé de changer la dénomination de mon activité et d’utiliser le terme de « Mentor ». Je n’en peux plus d’être comparé à ces gens et de devoir me justifier pour ces gens là, qui n’ont que faire de leur public. Ils ne veulent que parler et se montrer, encore et toujours. Parler, parler, et encore paler.

Le coach parle, encore, il parle, et parle

Mais quand se taisent-ils pour écouter ? Au moins écouter leurs clients ? Hé bien… rarement. Trop rarement.

Pourtant, c’est le cœur du métier de coach. Mais certains sont tellement avides de leur propre voix, de leur succès (aussi relatif soit-il) qu’il n’en peuvent plus de jouir de s’écouter, de se voir.

Aujourd’hui, trop de coachs parlent pour vous dire quoi faire. Sans jamais vous écouter.

Dans la plupart des programmes vendus en ligne, vous allez vous trouver face à des vidéos, vous devoir faire faire quelques exercices.

Ils parlent, et qui vous écoute, vous ?

Mais qui va vous aider ? Vous. Vous êtes à la fois le client et votre propre coach. Parfait pour le vendeur qui peut se concentrer sur le comptage des euros sur son compte, sur sa prochaine vidéo pour YouTube, sur plein de choses, sauf ses clients.

Après, comme dirait l’autre, si cela vous convient, si vous pensez que c’est cela le coaching, alors, tout va bien. C’est une question de choix. Et ce type de choix se respecte, parce que faire un choix, ce n’est pas facile, n’est-ce pas ?

Pourquoi se taire et écouter le coach ?

Toutefois, d’expérience, à la fois via mon vécu et la pratique de mon métier, je crois savoir que c’est en parlant que le client se libère de ses entraves, c’est en parlant qu’il trouve sa propre voie.

Cependant, cela demande effectivement une implication émotionnelle. Et cette implication… outche ! Elle fait peur.

Il serait tellement plus facile, plus agréable d’obtenir les réponses, de trouver les solutions sans devoir s’impliquer émotionnellement.

Comment j’ai souffert durant ma thérapie

Je comprends. Vraiment. Vous savez, quand certains matins, après mon infarctus, durant mon parcours thérapeutique, je me réveillais en larmes dans mon lit, c’était vraiment raide.

Quand certains jours, sans vraiment savoir pourquoi, je me retrouve avec une terrible peur, ce n’est pas agréable.

Quand parfois, dans le cabinet du psy, je m’effondrais en pleurs, ce n’était pas brillant.

Et pourtant, tous ces mots, ce sont autant de valises et d’émotions que j’ai enfin pu poser une bonne fois pour toutes.

Et de ce que je me souviens, que je sois au téléphone ou dans le cabinet du psy, je n’étais pas face à une vidéo.

J’avais une personne avec qui interagir. Un humain. Qui m’écoutait, me parlait, me questionnait. Et puis, au détour d’une phrase, on pouvait même sourire. Comme quoi !

Quatre bonnes raisons de parler

Je continue ce parcours, chaque mois, c’est devenu une hygiène mentale, quelque chose qui fait du bien. Parler des choses qui pollue, c’est comme vider la poubelle et inviter de s’intoxiquer l’esprit.

  • Parler, c’est cela, vider sa poubelle et garder un esprit clair, un esprit sain.
  • Parler, c’est pouvoir y voir plus clair en soi, se revoir, se reconnaitre soi.
  • Parler, c’est le chemin qui nous conduit à nous même. C’est bien plus fort que d’écouter la voix d’un « guide » ou d’un « gourou ».
  • C’est votre voix, votre propre voix qui vous guide, une voix à laquelle vous allez apprendre à faire confiance.

Astuce : vous ne vous sentez pas encore de vous livrer à un inconnu, de parler ? Alors, essayez donc l’écriture.

Parler, c’est éclaire votre vie

Nul ne sait mieux que vous ce dont vous avez envie ou besoin. Vous ne savez peut-être pas encore ni de quoi vous pourriez avoir besoin ou envie, et c’est en parlant de vous que vous le découvrirez.

Ne faire qu’écouter les autres ne peut que vous conduire à une chose : leur faire plaisir, à eux. Un temps, cela pourra sans doute vous combler. Et puis… ?

Et puis, si l’on regarde l’Histoire, la grande, celle du monde, écouter celui qui parler, se plier à ses demandes, obéir à ses injonctions, cela ne donne jamais rien de bon pour celui qui écoute.

Parler, c’est être soi, pleinement

Si l’on regarde la vie d’un humain, son parcours normal, l’évolution qui doit être la sienne, il nait, écoute ses parents et se conforme à leurs attentes, puis, rapidement, il devient autonome, il se découvre, s’apprend, il réfute ses parents, ne veux plus simplement écouter, il veut expérimenter par lui-même. Il prend son envol.

Qu’est-ce qui vous fait repartir en arrière, redevenir enfant, en quête d’une nouvelle voix « parentale » ? La peur.

Peut-être avez-vous échoué quelque part, peut-être avez souffert, un peu trop selon vous, peut-être êtes-vous fatigué de choisir, de ne savoir que choisir ? Qu’en sais-je.

Se taire et se soumettre

Une chose que je sais, c’est qu’en voulant vous plier et ne faire qu’écouter, obéir, vous vous soumettez. En soi, la soumission est un choix.

Elle peut même être un bon choix, si tant est que le maitre soit un humain de grande valeur et qu’il ait le souhait de s’occuper pleinement de vous.

En ce cas, il n’aura que vous et vous seul comme soumis. Parce que prendre soin d’un humain adulte demande bien des trésors d’implication.

Ha, il a une cohorte de fidèles ? Bien. Et vous souhaitez suivre le mouvement pour trouver votre propre lumière au sein de la communauté, pour éclairer le monde et le libérer. Ma foi. Faites donc.

Après tout, si vous avez envie d’une vie de silence, d’une vie dont vous seriez le grand absent, c’est votre propre choix. Enfin, c’est ce que vous avez envie de croire. Mais pourquoi pas. Tant que vous ne me demandez de vous suivre sur ce chemin, pas de problème.

Parler, écouter, un temps pour chaque

Je reste avec ma croyance. Celle qui me dit qu’il est un temps. Pour chacun. Un temps pour écouter, un temps pour parler.

Quand c’est toujours le même qui parle, et qui parle depuis internet ou depuis une estrade devant la foule conquise à sa cause, je crois que nous ne sommes plus dans le coaching. Nous sommes dans autre chose. Une chose qui n’est pas du coaching.

Alors, parfois, ces interventions ont du bon. Quand il n’est que cela, quand pour avoir au « coach » ou « guide » ou « gourou », il faut débourser une forte somme d’argent, je crois que nous ne sommes plus dans le coaching. Nous sommes dans autre chose que du coaching.

Toutefois, l’offre, la demande, tout ça. Et si cela existe, alors, sans doute est-ce une forme de besoin.

Est-ce vraiment de cela dont vous avez besoin aujourd’hui ?

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