comment mieux vendre

Pour mieux vendre, ne vendez pas

Il est un fait : ce n’est pas facile de vendre sur son blog. Et beaucoup de gens pensent la chose suivante : « je ne veux pas vendre, parce que je ne veux pas obliger les gens à acheter, je n’ai pas envie de ne pas être éthique ». Pourtant, vendre reste essentiel. Et si finalement, pour mieux vendre, vous ne vendiez rien ?

Pour bien vendre, vous n'êtes pas obligés d'utiliser la manipulation

La vente et la manipulation

Voici un petit résumé de ce qui me revient assez régulièrement aux oreilles :

On me dit que je peux gagner 1 euro par abonné sur ma liste, mais je m’en fout, je ne suis pas là pour créer un besoin, pour culpabiliser les gens, je ne veux pas appuyer là où ça fait mal pour les pousser à acheter.
Je ne veux pas exploiter la détresse ou la misère des autres.
Je n’ai pas envie de faire du copywriting, je n’ai pas envie, ça me gêne un peu ces artifices manipulatoires.

Toutes ces choses-là, c’est simple, vous n’en voulez pas vraiment. D’un autre côté, vous avez cette sensation d’être obligé d’en passer par là pour « réussir ». Voilà un sacré dilemme n’est-ce pas.

Le marketing, la vente, c’est détestable !

Je comprends parfaitement ce duel en vous, et vous avez entièrement raison de ne pas vouloir tout cela. Surprenant non ?

Tout ce que vous n'aimez pas dans la vente

Vous avez cent fois raison, parce qu’en vérité, rien ne vous y oblige, rien ne vous le demande. Si ce n’est les « marketeux » que vous pouvez (parfois) suivre.

Vous savez ou sentez que ces trucs-là, ce n’est pas pour vous, et pourtant, vous savez aussi que vous avez besoin de vendre pour rester à votre compte et conserver cette liberté que vous avez conquise de haute lutte, ou cette liberté que vous êtes en train de créer.

Comme tout le monde, vous avez donc besoin d’argent. Jusque-là, vous êtes d’une normalité absolue.

La question est donc de pouvoir gagner plus pour assurer les fins de mois, sécuriser la position d’entrepreneur, se faire plaisir un peu plus souvent. Là encore, nous en sommes tous là.

En marketing, vous n’êtes obligés en rien

Je vais vous le redire : rien ne vous oblige à utiliser des techniques que vous estimez être en désaccord avec vos principes. Si ce n’est le plaisir de vous faire du mal et de vous pousser à vendre en étant en dehors de votre éthique.

Et pour l’avoir testé, lorsque vous vous lancez dans quelque chose que vous n’avez pas envie de faire, que vous faites par obligation, qui plus est dans la vente et le marketing, les résultats sont désastreux.

Je tiens tout de même à rappeler qu’il existe des centaines de milliers de personnes qui vendent leurs services sans passer par ces artifices manipulatoires.

Une vision de la vente qui n’inspire pas

Après avoir pris mes distances avec ces façons de vendre, je me suis rendu compte que j’adore « vendre », j’adore « convaincre », j’adore « transmettre », c’est dans mes gênes, mon ADN.

Croire que j’étais obligé d’utiliser ces méthodes qui ne cadraient pas avec ma vision m’aura longtemps bloqué dans ma progression.

Si je suis devenu entrepreneur, ce n’est certainement pas pour « faire comme tout le monde » ou pour acheter « la formule qui marche » (garantie 365 jours). C’est la lecture du livre de Simon Sinek « commencer par POURQUOI» qui aura été mon étincelle.

Avec ce bouquin, j’ai enfin mis des mots précis sur ce que je pensais du marketing « traditionnel » et j’ai enfin compris pourquoi il ne me correspondait pas.

Ce livre aura aussi l’occasion pour moi de croire pleinement à ce que je pensais être juste, de ne plus douter de ma façon de faire. Et ce n’est pas rien !

Comment bien vendre quand on est indépendant ?

J’adore « vendre », mais je déteste « vendre à tout prix », j’adore « transmettre », mais je déteste « manipuler » les clients pour mon profit exclusif. J’ai eu la chance d’apprendre la vente avec des artisans.

Comment cultiver l'art de la vente pour un indépendant ?

C’était un couple, qui avait connu la Seconde Guerre mondiale à Paris. Avec leur fille unique, ils avaient ouvert un magasin de jouets sur le boulevard Brune, dans le 14e, à Paris.

Chaque mois de décembre, la boutique ne désemplissait jamais. Du matin au soir, il y avait une queue folle devant la petite boutique. Et pourtant, tout y était 20% plus cher qu’en grande surface.

Et malgré ces tarifs élevés, leur boutique tournait du feu de Dieu ! Un petit commerce de quartier, qui tient la dragée haute à la grande distribution, 40 ans durant. Pourquoi ? Parce ce que ces artisans aimaient leur métier. Profondément.

C’est en travaillant avec eux que j’ai appris la vente. La vraie, celle qui se soucie du client. Un petit exemple ? J’ai passé des heures dans l’arrière-boutique pour apprendre à faire un paquet cadeau. Ça parait con, mais croyez-moi, la façon dont ils me transmirent la chose, c’était tout autant de l’amour que du marketing.

L’amour de ce que l’on fait

Et c’est avec eux que j’ai appris qu’une bonne transaction, ce n’est pas uniquement le prix, c’est aussi la satisfaction des deux parties qui prennent part à la transaction.

Ils n’avaient pas fait, ni lui ni elle, d’école de commerce, de ventes ou de séminaires aux USA pour apprendre la « vente ».

Mais ils avaient un truc : ils aimaient ce qu’ils faisaient. Et cet amour pour leur métier leur ouvrait grand les portes du « savoir vendre ». Et ils croyaient dur comme en fer en leur « savoir-faire ».

C’est avec eux que j’ai appris tout ce que je sais de la vente, et c’est tout ce que j’avais oublié. La quête achevée de mon « POURQUOI », le retour aux sources, voilà ce que j’avais perdu en route, voilà ce dont j’avais besoin pour rétablir mes schémas et le nourrir de mes expériences.

Reprendre par le POURQUOI

J’ai donc tout repris, posément, calmement, avec sérénité, envie et gourmandise. C’est tout mon marketing qui s’en trouve remodelé, et là, étrangement, je n’ai aucun souci à trouver les mots, les arguments.

Construire une page de vente devient un plaisir. Penser et améliorer ce que je vends est une tâche agréable. Les choses retrouvent un goût, celui d’un fruit d’été, gorgé de soleil, un vrai parfum de liberté, celui de faire « comme j’aime ».

J’ai cette sensation de revivre. En fait, j’ai toujours voulu faire ce que je fais. Je me suis perdu en cours de route, parce que j’ai écouté les (très) mauvaises personnes.

Le trafic, le nombre d’inscrits à une liste email, le prix de vente, les « stratégies » marketing, les techniques de vente, la manipulation, tout ça, à un moment, je n’en pouvais plus.

C’est donc la lecture du livre de Simon Sinek qui aura été le déclencheur. S’en suivirent de nombreuses, très nombreuses autres lectures, et la mise en place d’une autre façon de penser le marketing.

Retrouver le plaisir de la vente

Aujourd’hui, je m’éclate à nouveau à communiquer, à faire du marketing, parce que justement, je ne fais plus ce que je n’ai pas envie de faire. J’ai juste la sensation d’être moi. Pleinement moi. Juste moi. Et ça, c’est une sacrée liberté.

Être soi, gagner de l’argent, rester éthique, tout cela n’est pas incompatible. Cela demande un vrai boulot sur soi. Cela demande de nourrir des réflexions, de se poser des questions, de celles qui vous font avancer. C’est du temps que de croire en soi, que de prendre du plaisir à proposer ses produits ou prestation à la vente.

Bien vendre commence par se faire confiance et prendre plaisir à vendre

Mieux vendre, en résumé

faites décoller vos ventes !

J’ai appris, et j’ai lu dans divers livres de divers auteurs et sous diverses formes, la chose suivante : toute réussite à un prix. Êtes-vous prêts à le payer ? Si c’est pour obtenir ce que vous désirez vraiment le plus, cela n’en vaut-il pas l’investissement ?

Je crois qu’au fond, je n’étais pas prêt à payer. C’est pour cela que j’ai fait l’erreur de vouloir tout, tout de suite, tout en ne voulant pas le faire, car cela ne me correspondait pas. À vouloir gagner du temps, j’en ai perdu et j’ai bien failli me perdre en route.

J’ai pris le temps de trouver et travailler la confiance en moi, le temps de trouver le plaisir de faire ce que j’aime. Et bientôt dix ans plus tard, je suis toujours là, à faire ce que j’aime, avec des gens qui m’apprécient.

Livres à lire