Club House, vu de l’intérieur

Club House, vu de l’intérieur

C'est la Hype du moment, c'est le lieu où il faut être, c'est la dernière place à la mode : voici Club House

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Stéphane Briot

Stéphane Briot

Organisme de formation enregistré sous le numéro 93131897013.
Mentor & Coach, grâce au Why, je vous aide à être libre et à trouver les clients qui vous ressemblent.

Maintenant, parlons de votre liberté

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de Club House, peut-être attendez-vous la précieuse invitation pour vous joindre enfin à la discussion vocale sur ce réseau qui met en avant la voix. Au 26 février, date à laquelle je rédige ces quelques mots, voilà désormais un peu plus d’une semaine que je suis de la fête. Alors, Club House, c’est comment ?

Encore un réseau qui va révolutionner le monde

En premier lieu, ce qui frappe l’oreille, c’est que sur Club House, on parle beaucoup… de Club House. C’est le sujet qui passionne les foules. Et j’ai donc entendu tout ce que j’ai déjà entendu au sujet de ses concurrents au moment de leur lancement.

On disait, fin 2010, que l’on allait voir ce que l’on allait voir ! Que les réseaux sociaux allaient rendre le pouvoir au peuple, que la démocratie directe allait enfin pouvoir s’exprimer.

Oui, on a vu, en effet. Pour le quidam, la démocratie, c’est moi, moi, et encore moi et mes revendications à moi, et si t’es pas content, je te casse la gueule. On a vu.

Mais attendez ! Club House n’est pas Facebook, Club House n’est pas Twitter. C’est un réseau ou l’on parle, ou la voix est le seul médium. Alors, ça change tout ! Bah oui, tout comme Twitter c’est pas Facebook, tout comme LinkedIn, c’est pas Facebook, et ainsi de suite.

L’avantage de Club House, maintenant, quand des gens s’engueulent, on a la voix. Et un immense bordel d’insultes et de noms d’oiseaux. C’est sans doute là un vrai progrès.

Au fait, c’est quoi le principe de Club House ?

Un utilisateur souhaite parler d’un sujet, il va doc créer un « room », un espace de discussion. Les utilisateurs du réseau peuvent alors le rejoindre pour échanger en sa compagnie.

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Attention toutefois, lorsque vous entrer dans une « room », il vous faut cliquer sur un bouton pour demander à prendre la parole. Le créateur de la « room » est averti par une alerte visuelle, et peut vous autoriser à venir parler, ou vous refuser la parole.

Une fois accepté, vous « montez on stage » ou vous « montez sur scène », et il vous faudra attendre votre tour pour parler, ce qui peut parfois être très long. Il faut être très patient.

Deux écoles pour des « émissions » plus ou moins vivantes

Sur Club House, il existe deux façons de diriger une room. La plus courante, très policé, et très prisée par l’entre-gens des pseudos « hautes sphères » : Une équipe de « vedettes » qui donnent la parole à la queue leu leu à celles et ceux qui veulent prendre la parole.

Le temps de parole est surveillé de près, chacun parle une minute ou deux, et on passe au suivant. Seules les « vedettes » peuvent vraiment réagir à ce qui se dit. Logique, ce sont les vedettes. Mais bon, ici, on prône la gratitude et la bienveillance.

Comprenez : les vedettes vous accueillent à leur table, alors, merci de ne pas trop prendre de place. C’est une vision très « startup nation » de la démocratie.

Ces rooms sont souvent très gratifiantes pour les vedettes, mais, à mon sens, particulièrement chiantes, car on prêche la sainte parole sur un sujet donné.

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C’est un remake de l’émission radiophonique de RTL « les auditeurs ont la parole », ou chacun parle à son tour, mais il ne se passe pas grand-chose, pas de débat de fond. On écoute les uns et les autres comme on enfile les perles.

L’autre école est un débat plus ouvert, qui ressemble un peu à ces talk-shows télévisuels où tout le monde parle, et où il faut un peu jouer des coudes pour s’exprimer. Charge aux modérateurs / animateurs  de faire régner un peu l’ordre.

Ces rooms sont particulièrement vivantes, désordonnées, et pas toujours évidentes à suivre, car les idées fusent, on passe d’une chose à l’autre, on revient en arrière, on avance, on recule. Il est facile de s’y perdre. Mais elles ont un charme indéniable, même si elles se font rares.

Les sujets sur Club House

En une petite semaine, l’application drainant de plus en plus de monde, j’ai vu arriver de nouveaux sujets autour de la musique, de la politique, de la vie sentimentale, du zéro déchet, entre autres.

Toutefois, l’app émanant de la Silicon Valley, le grand sujet est l’entrepreneuriat, au même rang que la Tech, et la cryptomonnaie.

Attention quand on parle entrepreneur sur Club House, c’est direct le gros capital, les VC (business angles par le passé) le business, le vrai celui qui va changer le monde, le révolutionner, le refaire, en mieux. On ne va pas parler du prolo de service qui bosse seul dans son coin pour sa microentreprise.

Cela viendra sans doute peu à peu, lorsque le public ira en s’élargissant, mais pour le moment, tout ce qui est salariat et microentreprise, ce n’est pas à l’ordre du jour. Pas vraiment hype.

Le public sur Club House

Ce qui nous amène naturellement à parler du public. Nous avons donc un bon panel de gens qui sont « brillant », qui sont « bienveillant », qui sont pleins de « gratitude », qui passent un temps fou à « rebondir », qui sont « alignés », qui sont « d’accord », qui sont « inspirés par tout ce qui se dit dans cette room », qui sont « passionnés par ces échanges passionnant et captivant ». Bref, le royaume de la courbette.

D’un autre côté, voilà qui contraste fortement avec l’animosité patente que l’on rencontre sur Facebook ou Twitter. Malheureusement, Club House, c’est un peu LinkedIn avec la voix.

Ce doit être « passionnant » pour ceux qui en sont, mais terriblement chiant pour ceux qui n’en sont pas. N’attendez pas une vraie spontanéité, tout est calibré. Le ton est posé, lisse, faussement enjoué. Enfin, sur une grande majorité de room. Pas partout.

Être, aujourd’hui, sur Club House

Sur ce réseau, quand on parle de tous les gens qui n’y ont pas encore accès, soit parce qu’ils n’ont pas d’iPhone ou qu’ils n’ont pas encore reçu une invitation, on parle de « peuple », on parle de la « masse ».

Ce qui dit bien ce que bien des personnes présentes actuellement sur ce réseau voient le monde. Il y a eux, en haut, et le reste, en dessous. Ils sont d’ailleurs très inquiets de savoir comment cela va se passer quand cette masse sera sur leur réseau.

Sur Club House, tout est dans le paraitre. On pose sa voix, on ne parle pas trop fort, on ampoule un peu son propos, on évite le langage familier, bref, on est dans un diner mondain, on se la raconte.

Rares sont celles et ceux qui sont en dehors de cette charte implicite. Il en existe quelques-uns, mais ce ne sont pas les plus nombreux. Malheureusement, peut-être que cela changera avec le temps.

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Club House, l’antiCOVID

Une chose est certaine, cette app peut remercier la pandémie qui frappe le monde. Que serait aujourd’hui cette application sans tout ce temps libre que nous avons à notre disposition ?

Que serait cette application sans cette soif et ce besoin absolu d’être à nouveau au contact des autres ?

Nul ne le saura jamais. Cependant, et c’est ici que la voix est très intéressante, nous pouvons percevoir chez beaucoup de personnes qui parlent, ce stress de la solitude, ce besoin de parler, tel un appel au secours.

J’entends souvent un grand désarroi, une exaltation superficielle des émotions, parfois à l’extrême. Il va être temps que nous reprenions l’air.

Par ailleurs, beaucoup de gens disent écouter Club House comme une émission de radio, une radio construite, non par le peuple, mais par des gens qui se définissent comme son élite.

On y parle beaucoup de ces grandes valeurs comme l’amour, le respect, la démocratie, l’écoute, l’empathie, l’ouverture à l’autre, la gratitude, et j’en passe.

C’est aussi ce que l’on disait des autres réseaux, il y a dix ans de cela. En ce qui me concerne, je vois surtout des gens qui cherchent deux choses :

  1. Parler ! Parler, encore parler, et qui ne supportent plus l’isolement
  2. Faire du business, sous des airs faussement désintéressés.

En même temps, un entrepreneur n’est pas un philanthrope. Et le temps passé doit être rentabilisé.  Les valeurs humaines c’est bien beau, mais ça a ses limites, faut pas déconner.

Club House, ton coaching dans ta poche

Une autre petite dérive du réseau : chacun y va de son conseil. C’est le royaume de l’injonction. Voilà comment il faut faire.

C’est très américain : ça marche pour moi, alors, ça va marcher pour toi. La singularité ? Vive l’uniformisation ! En même temps, c’est plus facile de vendre ainsi.

Vous avez donc des émissions « mindset », « lift up » et consort. Attention, tout n’est pas à jeter, cependant, faites vraiment le tri. Parce que si vous commencez à vouloir tout appliquer, c’est la dépression qui vous guette dans la semaine.

Je n’ai jamais entendu autant de « il faut », « vous devez », « si vous voulez réussir, c’est indispensable ».

Bref, une litanie d’injonctions en rafales du matin au soir. Club House vous explique pas à pas ce que vous devez faire, comment le faire, pourquoi le faire.

C’est quoi « quoi > comment > pourquoi », en gros, tout l’inverse du Why que j’adore qui lui est sur « pourquoi > comment > quoi ».

D’ailleurs, quand on observe cela avec recul, pas étonnant que l’on entende assez peu parler du Why qui est un outil qui remet la responsabilité au cœur de la vie de chacun.

Le Why est un outil qui vous le pouvoir et l’autonomie. Tout le contraire de ce que l’économie numérique souhaite : elle veut décider de ce qui est bon ou non pour vous. À méditer.

Club House, faut-il ou non en être ?

Voici une belle réponse de normand : ça dépend.

À l’heure actuelle, pour l’entrepreneur individuel, la plus-value du réseau reste assez faible, mais nous voyons peur à peu apparaitre des rooms plus intéressantes pour ce public.

Vous êtes un fondu de startup, de cryptomonnaie, vos idoles sont parmi les « grandes figures » de LinkedIn, alors foncez, vous n’allez pas vous ennuyer.  

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Yulia B. Avatar

Stéphane a été exceptionnel pour moi! il m'a re-motivé et aidé à surmonter une période difficile pour mon projet. Vraiment un très grand merci à lui pour son soutien. Plus qu'un mentor mais une belle rencontre personnelle!

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