Pourquoi ecrire des ARTICLES ?

Pour avoir plus de partages, de visiteurs, de visibilité ? Et ?…

Viralité, buzz, partages. Depuis l’avènement des réseaux sociaux, tout le monde ne pense plus qu’à ça ! Il faut buzzer ! Il faut un contenu qui se viralise ! Faut un maximum de partages. Soit, mais dans le fond, cela sert-il réellement vos objectifs, cela touche-t-il votre cible ?

rédiger un article de blog

L’objectif étant de faire venir un maximum de personne sur le contenu, le blog, la vidéo. Avec souvent deux objectifs possibles :

  • A – Afficher de la pub
  • B – Vous gratter votre adresse mail

Et ça commence souvent avec un bon titre à la putaclic des familles. Alors, le putaclic, on l’utilise tous à un moment ou un autre. Mis pour certains, ce moment dure une éternité. Autant vous dire que le mec, quand il fait la cuisine, ne lui laissez surtout pas un pot de moutarde à portée de main, vous pourriez vous retrouver avec la gueule en feu !

C’est comment qu’on fait un bon billet ?

Alors, un bon billet, bordel, c’est quoi ??? Allez, on se sort la liste des 15 trucs pour rendre vos lecteurs accros, ou on essaie de la jouer un eu plus fine ?

Parce que bon, la sacrosainte et énième liste sur le sujet, je pourrais vous la pondre (encore que, ça me ferait tellement suer, que c’est pas certain que j’y arrive), ça ferait du clic, et après ? Le truc a déjà été vu des millions de fois.

Alors, oui, ça partagerait, c’est clair, mais dans le fond, moi, sur mon blog, ça m’apporterait quoi ? Y’a quelques années, j’dis pas, mais aujourd’hui…

La plupart survoleraient ça vite fait, bien fait, d’un œil endormi, une tasse à la main, et l’autre œil sur Youporn ou Le Monde (oui, il en faut pour tout le monde !). La belle affaire.

C’est pour qui donc que t’écris ?

Ça parait con, mais si vous ne savez pas pour qui vous écrivez, vous allez vouloir écrire pour tout le monde, et la seule chose que vous allez réussir à faire, c’est emmerder le monde. Et vous avec. Mais ce dernier point, c’est bien votre problème à vous.

Savoir pour qui l’on écrit, ça parait tellement évident que bon nombre de personnes qui se lancent dans le blogging l’oublient. Si vous imaginiez que le monde entier des internets vous attendait, vous allez prendre une sale baffe.

Personne ne vous attend, au moins au début. C’est à vous de créer votre communauté, et de faire en sorte qu’il y ait du monde qui attende votre prochaine prose.

Prenons un exemple à la con. Vous allez écrire une lettre d’amour enflammée. Bon, bah vous savez à qui vous allez l’envoyer ! Pour écrire ladite lettre, ça aide non ? Et bien en blogging, vidéo, c’que vous voulez, c’est kiff kiff ! Si vous savez pour qui vous écrivez, c’est tout de suite plus facile.

On ne parle pas à un public de débutants comme on s’adresse à des experts, et inversement. Enfin, si le cœur vous en dit, je vous laisse tenter l’expérience. Mais vous seriez bien inspiré de me croire.

C’est quoi ton message ?

Reprenons notre exemple de la lettre enflammée. Dans votre missive (ouais, j’aime bien placer un vieux mot de temps en temps, ça fait genre), vous allez envoyer du bois, tout va être fait pour que la belle (ou le bellâtre) comprenne que vous en pincez pour elle / lui.

En gros, le message, c’est un bon gros je t’aime des familles. Vous auriez d’ailleurs pu vous contenter de ces quelques mots, mais non, il fallait en dire plus pour toucher la cible au coeur.

Bon, hé bien avec votre contenu, c’est pareil ! Je ne vous dis pas d’en écrire des kilomètres pour le plaisir de noircir du blanc, mais faites ce qu’il faut. Juste ce qu’il faut.

La taille, ça ne compte pas !

Continuons dans la métaphore de l’amour. Si vous êtes un tant soit peu éveillé, ce dont je ne doute puisque vous lisez ceci, vous savez bien que la taille ne compte pas. L’important, c’est ce que vous en faites, comment vous allez vous en servir, à quel moment.

Avec votre billet, c’est pareil. Vous pouvez avoir des billets longs comme des romans, chiants comme les feux de l’amour. Certains blogueurs s’en s’ont fait une vraie spécialité. Ils sont très fiers d’afficher des billets de 3.000 mots, ou plus. Le truc, c’est que le billet, en 1.000 mots, il aurait 3 fois plus d’impact.

Mais non, le gars (ou la nana, mais souvent ce sont des mecs) tient à tout prix à nous montrer qu’il a du vocabulaire, des trucs à raconter, qu’il maitrise le sujet. Alors il brode, et il brode, et il brode. En plus, ça permet de placer du mot clé, et c’est bon pour le SEO.

Genre, aujourd’hui, les gens vont prendre 20 minutes pour lire un roman sur comment écrire un bon billet, comment créer le titre qui claque, comment devenir riche en 2 coups de cuillère à pot, et j’en passe.

Ouais, bien sûr. Bon, il se peut qu’il y en ait quelques-uns comme ça, mais ce n’est pas la majorité. En tant que conseil, j’ai souvent accès aux stats de mes clients, et je vous garantis que si vous avez à retenir vos visiteurs plus d’une minute et trente secondes, c’est royal au bar !

Vous voyez, ce type de billet où le mec étale sa science comme un fond de Nutella sur sa biscotte, c’est ce bon vieux pote qui va mettre trois plombes pour vous raconter une anecdote réchauffée. Il est gentil, mais il nous gave, mais on l’aime bien, il n’est pas méchant. Il veut juste se faire valoir un peu plus, ça le rassure, alors, gentiment, on l’écoute. Vivement qu’il se taise ou qu’il passe à autre chose.

Un dialogue entre vous et chaque personne

C’est une astuce qui revient souvent, et que j’utilise moi-même depuis toujours. Chaque billet est une conversation (ou monologue) que j’ai avec chacun, chacune d’entre vous. C’est mon style, ma façon d’écrire, parce que cela me semble, à moi, plus naturel.

D’autres font des circonvulsions littéraires à n’en plus finir, d’autres y vont de leur science, bref, chacun fait avec ses propres moyens.

Il n’existe pas une bonne façon d’écrire, toutefois, je voudrais que vous gardiez ceci en tête. Un blog est avant tout votre aventure humaine, et même sir le blog est puissant média, ni vous ni moi ne serons jamais un grand Journal.

Alors, soyons tout simplement ce que nous sommes, des Humains ayant un message (le message, ça ne vous rappelle rien là ?) à transmettre. Et la simplicité est une vraie force. Elle va à l’essentiel, elle touche là où elle doit. Elle impacte.

Ma simplicité à moi, c’est d’être ce que je suis, à l’écrit comme à l’oral, et rien ne me fait jamais plus plaisir que les personnes qui me rencontrent et me disent qu’ils retrouvent en moi ce qu’ils lisent à l’écran. Voilà, c’est ça être authentique.

Alors, c’est quoi la recette d’un bon billet mon lapin ?

Il n’existe pas UNE recette particulière. Prenez un pot au feu, vous avez des ingrédients de base, et puis, vous avez ce que l’on appelle « le tour de main » du cuisto’.

Ceci fait qu’il existe des tas de recettes du pot au feu. Ce qui fera que vous vous souviendrez de tel ou tel pot feu, c’est le talent du cuisinier.

Je viens de vous livrer les ingrédients de base, les fondamentaux, maintenant, c’est à votre tour de passer derrière les fourneaux et de vous mettre au boulot.

Ne vous découragez pas de suite. Ayez conscience qu’il va vous falloir du temps, pour trouver votre style, votre équilibre, vos mots. Ayez confiance en votre message, vos compétences. Remettez-vous au travail, mais plus que le travail, voyez cela sous l’angle d’un jeu.

Vous avez un message, vous avez un public cible, visez le cœur, avec empathie, bienveillance et sincérité. Vous toucherez.