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Linkedin : Pod or not pod

Il faut peu de chose au petit monde du social media pour s’agiter sur lui même. Une question fut posée de la façon suivante sur Linkedin il y a peu : « Il s’agit de liker et commenter les posts des membres du groupe (de manière automatisée ou non) pour booster la visibilité de ses posts et contourner l’algo. D’autres refusent d’en faire partie par souci d’éthique et pour d’autres raisons. Alors pour ou contre les PODs ?» Hé bien les pods, parlons-en !

Pod ou pas pod ? Et c'est quoi un pod ? Est-ce de la triche, est-ce mal ?

C’est quoi un pod ?

C’est idiot, mais avant de parler de quelque chose, c’est bien de savoir de quoi il est question.

La technique du pod existe depuis des lustres. Ce sont des groupes qui se constituent en dehors d’un réseau social, et chaque membre va venir liker et/ou commenter les publications des autres membres. Cela se fait aussi très souvent via la messagerie privée du réseau concerné.

Voilà pour la définition des pods. Maintenant, est-ce bien ? Est-ce mal ? En tout cas, le sujet fait parler.

Et, pour être un peu caustique, c’est un peu un débat facile sur les réseaux. C’est du putaclic déguisé, un putaclic qui ne dit pas son nom. Mais bon, pourquoi pas !

Les pods, bien ou mal ?

La question posée est donc de savoir si participer à un pod c’est bien, ou si c’est mal. L’éternel débat manichéen.

Je vais prendre un autre angle pour répondre à la question. Prenons un gourou 2.0, ou, pour rester dans le vocable très propre de ce cher LinkedIn, prenons les Tops Voices et autre influenceurs.

Il existe des groupies, c’est un fait. Et, quoi que fasse leur idole, ces groupies vont liker et commenter. Bon, souvent la qualité des commentaires laisse à désirer, si vous rechercher une réaction qui puisse nourrir votre réflexion, vous allez devoir chercher es quelques perles parmi quelques centaines de mièvreries.

Ce type de comportement ne dérange personne. C’est normal. C’est vide de sens, creux, mais cela ne dérange pas. Ma foi, après tout, pourquoi pas. Chacun voit le monde comme bon lui semble et je ne suis pas là pour faire changer ce brave monde.

Toutefois, une idole et ses groupies, c’est un réseau. Et personne ne se demande comment le dit s’est construit tiens ?

Parce que, si des gens pensent que c’est au mérite, il va falloir les réveiller ! Non, ce n’est pas au mérite. C’est du réseau. Souvent, ce sont des serrages de main dans des événements, dans des soirées.

Attention, je ne dis pas que ce n’est que cela, il n’est pas rare de voir des personnes en haut de l’affiche avec un vrai message, un vrai discours, de vraies idées. Toutefois, si le réseau n’est pas là pour les porter, il ne se passera rien.

Et voilà, le réseau ! Qu’est-ce qu’un pod ? C’est un réseau. Point.

Le bon pod, le mauvais pod

Alors, les détracteurs vont arguer qu’il existe des mauvais pods. C’est vrai. Certains réseaux sont en mode open bar, et tout se base sur la volumétrie. Je n’en suis pas fan.

C’est un marché aux likes, aux commentaires inutiles, et ce n’est pas forcément une bonne chose pour les membres qui se retrouvent en vue là où cela ne les intéresse pas forcément, et qui manque de visibilité auprès de leur cible. C’est ballot.

Seulement, il existe aussi les bons pods. Ceux où l’entrée est bien gardée, où il faut montrer patte blanche. Ceux qui sont sur le haut du panier.

Les pods, c’est bien ou pas alors ?

Telle qu’est est posée en introduction, la question est assez … malsaine. Ell oriente le débat, elle se veut neutre, mais ne l’est pas. Elle induit une notion d’éthique, de contournement des règles, en gros, de tricherie. Elle joue donc sur la dimension purement émotionnelle. Et forcément, elle déchaine les foules.

Attention ! Je ne dis pas que l’intention de l’auteur est malsaine. Je dis que la façon dont le débat est présenté est maladroite et induis quelque chose de malsain. Je vous prie de bien vouloir noter la grande différence. Merci.

La question n’est pas de savoir si un pod c’est bien ou mal. La question est de savoir bien l’utiliser.

Vous avez une grosse cylindrée, vous vous faites prendre à 250km/h sur l’autoroute, est-ce votre faute ou celle de la voiture ?

Il existera toujours des filous, des voyous, des crevards. Et que certaines personnes refusent d’intégrer un pod pour ne pas être assimilées à ces gens, je peux le comprendre.

De là à mettre tout le monde dans le même panier, je crois qu’un peu de distance ne serait pas mal venue.

Ce n’est pas le pod qui est éthique ou ne l’est pas. C’est l’usage que chacun va en faire.

J’ai lu des réponses qui parlent d’éthique, de transparence, d’intégrité, d’honnêteté. Carrément ! En gros, si tu es dans un pod, tu es le mal incarné des réseaux sociaux.

Donc, si tu fais partie d’un réseau d’entrepreneurs pour faire croitre ton business, tu es quoi ? Un escroc ?

Visiblement, le recul et la mesure, même sur LinkedIn, dont la grande majorité des membres se drape dans la bienséance et la bienveillance, ce n’est pas à l’ordre du jour. Dommage.

La liberté d’intégrer ou non un pod

Chacun est libre ! Si l’on vous propose d’intégrer un pod, libre à chacun de refuser pour ne pas froisser ses valeurs.

Libre à chacun de tester pour se faire sa propre idée. Libre enfin à chacun de l’utiliser.

En fin de compte, le pod, c’est une forme de publicité gratuite. Et la pub, à ce que je sache, cela ne dérange pas grand monde. Oui, ça râle, mais les gens seraient-ils prêts à payer pour utiliser leur réseau favori ? J’en doute.

Que fait un pod ? Il met en avant un groupe de personne. Alors, ramener ça sur le principe du bien et du mal. Je ne sais pas.

J’avoue que je n’en vois pas trop l’intérêt, si ce n’est s’assurer de la visibilité. Remarquez, un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal à l’être humain non plus.

Ce n’est pas la première fois qu’un débat de ce type est ouvert, et ce n’est pas la dernière non plus. Chacun se rend visible avec ses armes.

Est-ce bien, mal ? Chacun se fera son idée. Il n’est pas une bonne réponse à cela.