Comment réaliser son introspection

Donnez-vous une chance de plus sur le chemin du succès : apprenez à savoir qui vous êtes.

Être entrepreneur va bien au-delà de la dimension technique et des « hards skills ». Un entrepreneur est avant tout comme un sportif de haut niveau : il se doit d’avoir un mental en béton, et donc, il doit apprendre à bien se connaitre. Et c’est comment qu’on fait ça ?

Réussir son introspection

D’aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours interrogé sur les motivations des gens. Lorsque j’étais scolarisé, j’observais avec curiosité ce bal social qui se jouait sous mes yeux.

Les flirts, les intrigues, les drames, les méchancetés, les bastons à la sortie. Et j’étais vraiment perplexe.

L’autre, cet enfer d’une vie

Lorsque j’étais à la maison, je regardais, écoutais et subissais les déchirements de mes parents. Entre alcool, dépression, coup de colère et coups tout court, là encore, j’étais perplexe.

Dans tout ce maelström, une chose revenait souvent : pour chacun, c’était la faute de l’autre. Cet autre qui n’écoutait pas, cet autre qui ne faisait pas attention, cet autre qui était ailleurs, cet autre à qui on ne  pouvait confiance, cet autre qui enfin ne comprenait jamais rien.

Oui, cet autre était forcément le problème. C’est marrant, parce que tout le monde pense que le problème, c’est l’autre. Et forcément, chacun se pense hors de cause.

Oui, l’autre est bien le problème, ainsi que le dit le proverbe consacré, l’enfer, c’est les autres.

Alors, comment s’étonner de tous ces couples qui se déchirent, comment s’étonner de ces relations clients qui ne satisfont pas grand monde, comment s’étonner de ses amitiés qui se délitent, de ces relations parents enfants qui sont trop souvent conflictuelles ?

Les origines d’un désastre relationnel

Toutefois, il est dans nos éducations occidentales de passer plus de temps à « observer » l’autre, non pour le comprendre et l’accueillir, mais bien pour le critiquer, pour trouver la faille et savoir l’utiliser en temps utiles pour faire mal.

Vous me trouvez sombre au travers de ces mots ? Malheureusement, cette observation est un fait. Il vous suffit de rendre le temps et le recul pour regarder par vous-même comment fonctionnent nos rapports interpersonnels.

De par les pressions sociales, la norme, les attentes placées en nous, l’envie de ne pas décevoir les proches, les collègues, et j’en passe, la pression est forte sur chacun d’entre nous.

Et soyons honnêtes avec nous-mêmes : nous n’avons pas reçu l’éducation ou les armes pour faire face à ces déchainements émotionnels et la complexité des rapports humains.

Ainsi, lorsque vous additionnez ces comportements à notre faible éducation émotionnelle, vous obtenez là le parfait terrain pour que naissent les conflits. Des conflits entre personnes, mais aussi des conflits intérieurs.

Se comprendre avant de comprendre les autres

Un premier pas vers une vie meilleure se trouve donc dans l’introspection. Car enfin, nous commençons à intégrer qu’il est important que nous puissions nous comprendre avant de nous lancer dans le rapport aux autres.

Pendant des années, j’ai entendu que j’emmerdais le monde avec mes questions « existentielles ». En gros, pourquoi tu t’emmerdes avec des trucs inutiles ! Gagne ta croute, soit satisfait de son sort, et arrête avec ça, c’est inutile.

Toutefois, je crois que pour une personne qui veut changer de vie, ou du moins la faire évoluer dans le sens qu’elle souhaite, en dépit des moqueries d’autrui, ces questions sont hautement importantes.

Chercher à comprendre ses émotions, les partager, en parler, j’ai toujours pensé que la clé était là. Au moins en partie. L’autre partie résidant dans la compréhension de l’autre, via des questions que nous pourrions lui poser.

Le développement personnel, c’est presque bien

Alors, depuis quelques années, le développement personnel le vent en poupe. Et c’est une presque bonne chose.

Presque ? Oui, presque. Parce qu’une introspection ne peut se faire n’importe comment, et ne peut se faire seule, et elle ne peut se faire avec n’importe qui. En voilà des conditions pour qui souhaite mieux se découvrir et mieux se comprendre.

J’ai croisé beaucoup d’entrepreneurs qui se sont penchés sur le développement personnel via la lecture d’ouvrages divers et variés. Et si je ne peux que saluer la démarche, il est un fait qu’une introspection avec un bouquin et un café, ou une vidéo en ligne, ça ne va pas conduire bien loin.

Au mieux, à quelques réflexions pertinentes, sans vraiment obtenir, non des réponses, mais une compréhension de soi, au pire, c’est droit dans le mur, à pleine vitesse et sans casque. Oui, ça peut faire mal.

Pour qui souhaite avancer dans son introspection, voici quelques astuces

La première est d’avoir un fil conducteur. Partir dans tous les sens, sauter de livre en livre sans qu’il n’existe un lien entre les ouvrages, c’est intéressant d’un point de vue lecture. Pour le développement personnel, ça l’est moins.

Ceux qui procèdent de la sorte emmagasinent des tonnes d’informations de surface sans jamais vraiment creuser complètement leur sujet.

Certes, ce savoir leur permet d’en connaitre un peu plus sur eux-mêmes que la grande majorité des personnes vivantes, cependant, c’est loin d’être suffisant pour évoluer vers une vie nouvelle. Et le risque d’erreur lié à une mauvaise interprétation n’est pas à exclure.

Un livre n’est pas la vérité

Lorsque j’ai commencé mes lectures, très rapidement, je me suis aperçu que j’aurai besoin d’écrire mes pensées, de prendre des notes, de ne pas lire d’un trait afin de prendre du recul, d’infuser la vision de l’auteur, de me l’approprier pour l’adapter à mes propres besoins, à ma propre quête, à ma propre histoire.

Introspection, prendre des notes de lectures

Car ce qui est contenu dans un livre n’est pas LA vérité absolue et universelle. C’est une vision proposée par un auteur, c’est la vérité de cet auteur. Tout comme cet article n’est pas la vérité universelle (même s’il s’en rapproche grandement #Humour).

Aussi, il est impératif et salvateur de prendre du recul pour faire le lien entre votre histoire, vos émotions, et les écrits des différents auteurs que vous allez lire. Et en cela, la prise de notes est vraiment utile.

La parole utile

L’autre aspect d’une bonne introspection se trouve dans la parole. Alors que j’avançais sur mon chemin, j’ai pris le soin de parler de moi à mes proches. J’ai cherché à savoir comment eux me voyaient dans ma vie, dans mon quotidien, dans mes relations avec eux. Et j’ai vu, parfois, un effroyable décalage entre ce que je pensais et ce qu’eux voyaient.

Avec du recul (encore lui), et un peu de légèreté, il est « amusant » de constater à quel point nous sommes incultes dans la communication et le partage de nos émotions dans notre quotidien.

Je dis amusant, car si je devais prendre la chose au pied de la lettre, il y aurait de quoi sombrer dans la dépression la plus profonde.

Intropsection : apprendre à dialoguer de soi avec l'autre

Dans ces discussions que j’ai provoquées, j’ai entendu des choses agréables, des choses positives, des choses constructives, et j’ai aussi pris mes défauts en pleine gueule. Je savais que l’enfer ce n’est pas toujours les autres, et que chacun de nous peut être un enfer pour l’autre.

Se confronter à soi via le regard des autres

C’est une chose que de la savoir, c’en est une autre que de le prendre sans fard en pleine poire. Ceux qui sont passés par là savent à quel point l’ego et l’orgueil en prennent pour leur grade. L’enfer, c’est aussi nous.

Malheureusement, le manque d’éducation émotionnel nous oblige à en passer par cette phase-là. C’est aujourd’hui l’unique solution pour nous d’accepter que nous puissions nous aussi être l’enfer, et c’est ainsi que nous pouvons grandir et envisager de construire une relation meilleure à nous même et aux autres.

Si le sport est un excellent défouloir pour évacuer le trop plein émotionnel, il ne nous en rien à nous comprendre, à comprendre l’autre.

Nous pouvons passer des heures à observer autrui, pour autant, tout ce que nous allons penser savoir n’est que suppositions. Il faut des années d’échanges, de dialogues et d’apprentissages pour commencer à pouvoir cerner un tiers sans lui poser une seule question. Cette capacité n’est pas à la portée de tout le monde.

Aussi difficile que cela puisse nous paraitre, le dialogue est le seul chemin responsable pour nous aider à comprendre.

Pour l’entrepreneur qui souhaite réussir, parler des ses émotions avec une personne de confiance et si possible, une personne plus avancée sur ce chemin de la compréhension de soi, voilà un indéniable atout.

Et si l’entrepreneur n’a pas cette personne-là, alors il peut faire appel à un tiers de confiance qui lui servira de miroir, ou se tourner vers un coach qu’il aura pris le temps de choisir.

En résumé 

  • Lire ! Et lire des livres ayant un lien entre eux.
  • Creuser un sujet autant que possible,
  • Avoir un fil conducteur
  • Prendre des notes
  • Noter ses émotions
  • Faire preuve de patience, on ne change pas, on évolue
  • Avoir un tiers de confiance pour parler
Stephane briot

Stephane briot

Auteur et blogueur, mentor et entrepreneur.
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Stéphane est un coach exceptionnel ! A l'écoute, il sait trouver les mots là où les termes techniques nous font fuir. La qualité des échanges lors de chaque atelier fait que je ressors reboostée, pleine d'énergie positive... et toujours avec un peu plus de confiance en moi à chaque fois ! Un grand Merci Stéphane !

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